Vidéo. La dernière ambulance de l'Hôtel-Dieu

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À la date du 4 novembre 2013, les sapeurs-pompiers ne sont plus autorisés à déposer de patients à l'Hôtel-Dieu.
À la date du 4 novembre 2013, les sapeurs-pompiers ne sont plus autorisés à déposer de patients à l'Hôtel-Dieu.

À quelques mètres de Notre-Dame de Paris, l'Hôtel-Dieu en impose par la beauté de ses pierres. Fondé en 651, il est le plus vieil hôpital de la capitale. Mais depuis le lundi 4 novembre, l'établissement est privé de la plupart de ses patients, les sapeurs-pompiers ayant reçu l'ordre de ne plus s'y rendre. En cause : la fermeture du service des urgences. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) souhaite faire de l'hôpital millénaire son nouveau siège et le transformer en un centre de recherche et d'enseignement. Seule une consultation de médecine interne doit rester ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Mobilisé depuis plusieurs mois, le personnel des urgences n'est pas prêt à lâcher prise. À l'heure de la fermeture, une conférence de presse était organisée au pied de l'hôpital. Le mot d'ordre n'a pas changé : lutter contre le démantèlement des urgences. Gérald Kierzek, urgentiste et figure de proue du mouvement de contestation, ne mâche pas ses mots à l'encontre de Mireille Faugère, la directrice de l'AP-HP. "La situation est incompréhensible. L'Hôtel-Dieu est le dernier hôpital du centre historique de Paris. Fermer le service des urgences revient à mettre en danger la vie des patients", assure le médecin. Seul "hôpital d'urgence" pour 400 000 habitants, l'Hôtel-Dieu accueille 120 000 patients par an. Cher au coeur des Parisiens, l'Hôtel-Dieu a été immortalisé par Raymond Depardon en 1987. Le cinéaste avait installé sa...

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