VIDÉO. Égypte : un référendum à double sens

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Si les Égyptiens adoptent la nouvelle Constitution, le ministre de la Défense, le général al-Sissi, devrait être candidat à la présidence.
Si les Égyptiens adoptent la nouvelle Constitution, le ministre de la Défense, le général al-Sissi, devrait être candidat à la présidence.

La bataille constitutionnelle a commencé en Égypte, où 53 millions d'habitants sont invités à se prononcer sur le texte de la nouvelle Constitution lors du référendum des 14 et 15 janvier. Mais, depuis le 11 janvier, leur décision portera également sur le choix du nouveau président de la République. Nul ne s'attendait à cette seconde interrogation, d'un intérêt capital pour la nation. Homme fort de l'Égypte depuis qu'il a destitué le président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet dernier et lancé la feuille de route élaborée par l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, actuel ministre de la Défense, jouit d'une très grande popularité auprès de l'opinion et des militaires. Mais Sissi n'a jamais donné suite aux propositions des partis politiques qui lui demandent depuis des mois d'accepter la présidence de la République.Soudain, le 11 janvier, lors d'un symposium organisé par les forces armées et réunissant des centaines de hauts gradés et de personnalités civiles, Sissi a précisé son choix. À une question relative à sa candidature à la présidence, le général a répondu : "Commençons par attendre les résultats du référendum relatif à la nouvelle Constitution." Il a ensuite pressé les Égyptiens d'assumer leurs responsabilités et de se rendre massivement aux urnes, parce que "l'Égypte vit un tournant historique, qui lui permettra de devenir un pays moderne et démocratique". Il ajoute alors qu'il sera candidat à la...

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