Vidéo de Serge Lazarevic : Hollande y voit «un instrument d'échange»

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Vidéo de Serge Lazarevic : Hollande y voit «un instrument d'échange»
Vidéo de Serge Lazarevic : Hollande y voit «un instrument d'échange»

Francois Hollande était encore en Nouvelle Calédonie quand la nouvelle de la vidéo de Serge Lazarevic, pris en otage par Aqmi au Mali le 24 novembre 2011, lui est parvenue vers 7 heures (locales). Mais ce n'est que dans l'Airbus présidentiel qui le menait vers Sidney, en Australie, où il démarre une visite d'Etat d'une journée et demi, que le président a reçu confirmation de l'authenticité de la vidéo et de l'appel à l'aide lancé par le Français.

Entre réunions avec ses conseillers et petit déjeuner avec des élus, Francois Hollande a été tenu informé presque en direct par son chef d'Etat major particulier, le général Benoit Puga, devenu une pièce essentielle du dispositif élyséen. Notamment quand Francois Hollande se déplace à l'étranger.

Le président n'a pas vu la vidéo de l'otage mais un certain soulagement est tout de même palpable. Notamment parce que les dernières informations reçues par l'Elysée remontaient au «printemps dernier». Le 6 novembre dernier, le chef de l'Etat avait évoqué, lors de l'émission « François Hollande face aux Français » sur TF1, le sort de Serge Lazarevic en indiquant : «Nous n'avons pas de nouvelle, qui laisserait penser qu'il aurait été assassiné. Nous avons donc des preuves qui laissent penser qu'il est vivant». Problème, ces preuves n'étaient pas «récentes».

Pas de négociations directes avec Aqmi

«Lazarevic semble diminué, malade», confie Francois Hollande. Le président s'interroge notamment sur le «pourquoi» de cette vidéo et le moment de sa diffusion : est-ce pour participer à une surenchère dans l' horreur comme cela s'est produit en Syrie ? Ou les ravisseurs veulent-ils simplement rappeler qu'ils ont un otage pour négocier ? En réalité, l'Elysée croit moins à «une imitation de Daech», en Irak, qu'à une volonté des preneurs d'otages d'Aqmi d'utiliser cette vidéo comme «un instrument de pression, d'échange». Dans l'appel de Lazarevic, il est ...

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