VIDÉO. Centrafrique : l'armée française accusée de "partialité"

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L'opération Sangaris mobilise 1 600 hommes en Centrafrique.
L'opération Sangaris mobilise 1 600 hommes en Centrafrique.

"Non à la France", "Hollande criminel !" ont scandé des manifestants dimanche à Bangui, qui entendaient dénoncer "la partialité" des militaires français déployés depuis début décembre en République centrafricaine (RCA). Cette manifestation faisait suite à la mort dimanche matin de trois combattants Séléka, tués dans un accrochage avec des soldats français, au cours d'une opération de désarmement des groupes armés. L'incident a ravivé parmi la population musulmane les accusations de "partialité" contre les soldats français, soupçonnés de ne désarmer que les ex-Séléka, jouant ainsi le jeu des milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka", responsables de nombreuses atrocités ces derniers jours contre des civils musulmans. "Nous ne voulons pas la France ! Nous ne voulons pas l'opération Sangaris ! La France est venue pour déstabiliser notre pays", criait l'un des protestataires. "C'est une opération sanguinaire, ils (les soldats français) veulent nous diviser, nous, Centrafricains. Ils nous imposent leur volonté pour nous faire tuer tous les jours. Qu'ils arrêtent !" dénonçait un autre.REGARDEZPrès d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre à Bangui et en province dans des violences entre chrétiens et musulmans, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été tuées dans des représailles de la Séléka, mais également dans les attaques et atrocités des milices anti-balaka. Ces...

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