Victoire de Syriza en Grèce : annuler la dette, non, la renégocier, peut-être

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Victoire de Syriza en Grèce : annuler la dette, non, la renégocier, peut-être
Victoire de Syriza en Grèce : annuler la dette, non, la renégocier, peut-être

« Ce n'est pas une histoire de Syriza qui l'emporte ou non. Il y a un plan d'aide à la Grèce qui court jusqu'en mars. Sans soutien de notre part, la Grèce ne sait plus comment payer ses fonctionnaires. » Ces propos, ce n'est pas un banquier qui les a tenus à notre journal. Mais un membre éminent du gouvernement français.

Le message est clair : en 2012, l'Europe et le Fonds monétaire international (FMI) ont accordé aux Grecs un deuxième plan d'aide de 130 Mds¤ (après un premier, en 2010, de 110 Mds¤). Pas question de renoncer aux engagements pris alors par Athènes. Le ton est donné. S'il vient de remporter les élections législatives chez lui, Alexis Tsipras n'a pas pour autant gagné la partie.

Syriza n'est plus le parti radical qui, il y a cinq ans, envisageait une sortie de la Grèce de l'euro (un scénario que plus personne n'évoque). Son leadeur souhaite en revanche renégocier la dette de son pays. L'objectif est simple. Plutôt que de consacrer près d'un quart du budget annuel de la Grèce à rembourser ses créanciers (Etats européens, FMI), Tsipras souhaite se donner les moyens d'un plan de relance qu'il chiffre à 12 Mds¤.

Dans un pays où, en dépit d'un léger retour de la croissance et d'une réduction des déficits publics, la pauvreté et le chômage ont explosé, cet argent serait destiné à financer des mesures sociales (aides aux retraités, soins médicaux, subventions d'alimentation), des baisses d'impôts, la création d'une banque publique d'investissement et, enfin, le rétablissement d'un salaire minimum à 751 ¤ ainsi que l'annulation des douloureuses réformes du Code du travail des dernières années. La création de 300 000 emplois dans le privé et le public est également prévue.

En savoir plus : tout sur cette dette qui fait trembler l'Europe

D'où viendraient ces 12 milliards ? L'économiste George Stathakis, qui a contribué à élaborer ce généreux programme, a évoqué la semaine ...

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  • jeepinv le lundi 26 jan 2015 à 12:20

    Ne pas oublier qu'en politique, les promesses n'engagent que ceux qui y croient...