Victime de son succès, la colocation est de plus en plus chère

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INFOGRAPHIE - Selon un baromètre annuel de la colocation, les loyers des colocataires ont augmenté de 3 % l’an dernier alors que le reste du marché est plutôt orienté à la baisse. Mais la formule reste moins chère que les logements indépendants.

Les sites de colocation ont beau clamer que la formule reste 30 % moins chère en moyenne qu’une location classique, l’écart va finir par se réduire. Selon le baromètre annuel de la colocation publié par l’enseigne spécialisée Appartager, les tarifs sur se secteur ont bondi de 3 % en moyenne à travers la France. C’est beaucoup, surtout lorsque l’on sait que les loyers de logements indépendants ont tendance à baisser actuellement. L’observatoire Clameur notait ainsi en novembre dernier que les loyers avaient déjà baissé de 1,1 % depuis le début de l’année par rapport à la précédente et le phénomène ne faisait que s’amplifier.

Si les prix montent, c’est que la demande se développe plus rapidement que l’offre. Et même si Paris tire les loyers moyens vers le haut, pour une fois ce n’est pas la capitale qui est la chmpionne des augmentations. Les loyers des colocataires n’ont progressé que de 0,7 % dans la capitale contre 2,4 % dans le reste de la France. Ainsi, parmi les villes les plus chères pour la colocation Annemasse qui talonne Paris se permet encore une augmentation de 5,1 %. Même parmi les villes les moins chères, Grenoble prend encore 2,6 % supplémentaires en 2015.

A en croire Appartager, au-delà d’un manque de biens disponibles, les agences immobilières ne seraient pas totalement étrangères à la hausse des prix. Perfide, le site note que ces réseaux affichent un loyen moyen à 505 euros, bien au-dessus de la moyenne nationale de 459 euros. L’étude reconnaît cependant que les propriétaires qui pratiquent les prix les plus doux font aussi partie de ceux qui les ont le plus augmenté en 2015. Autre enseignement de cette étude, ce n’est pas Paris mais bien les villes en régions qui sont les plus demandées. Ainsi, à Bordeaux le site recense pas moins de 20 demandeurs pour une chambre disponible en haute saison contre 14 et 13 demandeurs à Nantes et Rennes. Dans ces deux villes, la demande a explosé de plus de80 % en un an. Paris se contente de la 8e place de ce classement avec 9 colocataires en recherche pour une chambre.

Quant au profil des colocataires, Appartager note qu’ils ont tendance à vieillir et à compter dans leurs rangs de plus en plus de personnes exerçant une activité professionnelle. Ainsi, la part des plus de 25 ans progresse de 7,3 % quand les moins de 25 ans reculent de 1,7 %. Ce qui n’empêche pas les plus jeunes de rester majoritaires. Les étudiants qui ont longtemps été quasiment les seuls à s’intéresser à la formule ne pèsent plus que 44 % des colocataires et dominent désormais d’un courte tête les professionnels en activité (40 %).

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  • R59 il y a 11 mois

    Si la coloc partagent tout pas dé problem

  • heimdal il y a 11 mois

    Les loyers en colocs ne sont pas encadrés comme les autres ?