«Viande halal» et Gaza : du sursis pour l'auteur d'un tweet attribué à un élu

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«Viande halal» et Gaza : du sursis pour l'auteur d'un tweet attribué à un élu
«Viande halal» et Gaza : du sursis pour l'auteur d'un tweet attribué à un élu

Pour Jacques Renaud, adjoint DVD au maire de Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire), c'est peut-être la fin du cauchemar. A Angers, l'homme qui avait usurpé son identité pour écrire un tweet injurieux envers une supposée victime palestinienne de frappes israéliennes en juillet 2014 a été condamné ce mercredi à six mois de prison avec sursis.

Identifié en novembre dernier, l'homme âgé de 21 ans a également été condamné à deux ans de privation de ses droits civils, civiques et de famille. A partir d'un compte Twitter attribué à l'élu, et en pleine guerre de Gaza, il avait mis en ligne le 22 juillet 2014 un message pour commenter une photo. Elle montrait une équipe de secours tenant un enfant ensanglanté présenté comme palestinien, qu'il comparaît à de «la viande halal».

Jacques Renaud, qui n'avait pas de compte Twitter, avait eu beau clamer son innocence, ce message retweeté plus d'un millier de fois avait déclenché sur la toile un torrent de réactions indignées, mais aussi «un déferlement de haine» contre l'élu et sa famille, comme l'a rappelé son avocat, Pierre Brossard.

42 000 j'aime sur la page «Jacques Renaud doit être viré»

Sur la plateforme Change, une pétition avait été créée pour demander la destitution de Jacques Renaud du conseil communautaire Angers Loire Métropole. Un conseil dont il ne fait même pas partie. Dans un communiqué, SOS Racisme avait demandé à ce qu'il soit démissionné «puisqu'il n'avait toujours pas eu l'honneur de le faire par lui-même».

Deux députés socialistes, Yann Galut (Cher) et Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), étaient également allés de leur communiqué pour dénoncer une «ignominie». Sur Facebook, la page «Jacques Renaud doit être viré recevait 42 000 j'aime», a souligné l'avocat de Jacques Renaud.

Conséquence de ce lynchage médiatique, Jacques Renaud et sa femme avaient été obligés de quitter leur domicile, de se cacher et «d'errer», selon ...

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