Viande de cheval dans des lasagnes: des sanctions prévues

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LA FRANCE PRÉVOIT DE SANCTIONS APRÈS L'AFFAIRE DE LA VIANDE DE CHEVAL DANS DES LASAGNES
LA FRANCE PRÉVOIT DE SANCTIONS APRÈS L'AFFAIRE DE LA VIANDE DE CHEVAL DANS DES LASAGNES

PARIS (Reuters) - Qu'il y ait eu simple négligence ou faute avérée, il y aura des sanctions contre les responsables de la présence de viande de cheval dans des produits de la marque Findus présentés comme préparés au boeuf, a annoncé samedi le gouvernement français.

Une enquête a été ouverte pour déterminer la chaîne des responsabilités dans la commercialisation de cette viande de cheval en provenance de Roumanie, tandis que les différents fournisseurs se renvoyaient samedi la paternité de ce scandale.

"Que (l'importateur français) ait été négligent ou directement responsable, il y aura une sanction à la clé", a déclaré sur i>télé Benoît Hamon, ministre délégué chargé de la Consommation, qui a confié l'enquête à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Avant lui, Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire, avait évoqué sur BFM TV des sanctions en cas de "défaillance" et de "responsabilité avec faute".

Les responsables encourent une sanction financière pouvant aller jusqu'à la moitié du bénéfice réalisé en cas de pratiques commerciales trompeuses, voire une sanction pénale pouvant aller jusqu'à 2 ans de prison et 37.500 euros d'amende en cas de délit, selon le ministère de l'Economie.

L'enquête a déjà permis d'établir le circuit de commercialisation de la viande concernée, précise Benoît Hamon dans un communiqué.

FOURNISSEURS EN CASCADE

L'usine luxembourgeoise du français Comigel, spécialiste du plat cuisiné surgelé qui a fourni Findus, se fournissait elle-même auprès du français Poujol, indique-t-il.

"Celui-ci a acquis la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie", explique le ministère.

Comigel a dit dès vendredi soir avoir identifié "le fournisseur responsable". Le groupe, dont le siège social est à Metz, a ajouté avoir retiré tous les produits qui lui sont liés, se réservant la possibilité d'entamer des poursuites légales.

Findus France estime avoir été trompé, et a annoncé samedi qu'elle porterait plainte contre X dès lundi.

"On nous certifiait avoir de la viande de boeuf française dans nos recettes. En réalité, on nous a fourni de la viande de cheval roumaine. Nous avons été trompés", a écrit dans un communiqué Matthieu Lambeaux, son directeur général.

"Il y a deux victimes dans cette affaire: Findus et le consommateur. Nous porterons plainte contre X dès lundi", a-t-il ajouté, soulignant toutefois que les produits incriminés ne comportent "aucun risque sanitaire".

Cette affaire soulève la question de la traçabilité des aliments, souvent issus d'une chaîne de fournisseurs et de sous-traitants "en cascade", note Charles Pernin, chargé de mission alimentation pour l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV).

"En situation de crise, on a bien du mal à identifier l'origine du problème", a-t-il dit sur i>télé.

L'antenne britannique du fabricant de produits surgelés Findus a commencé cette semaine à rappeler les lots concernés.

Vendredi, Findus France, qui dit s'être aperçue de la présence de viande chevaline dans certains de ses produits à la suite de tests inopinés, a également décidé de retirer temporairement du marché lasagnes bolognaise, hachis parmentier et moussaka.

La société reprendra lundi les approvisionnements de ces trois produits, fabriqués par un fournisseur extérieur.

Une enquête avait été lancée il y a quelques semaines en Grande-Bretagne à la suite de la découverte de produits non conformes vendus dans les supermarchés Tesco et dans des restaurants de la chaîne Burger King.

Chine Labbé, édité par Henri-Pierre André

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  • PEPONEC le samedi 9 fév 2013 à 18:54

    Ce devrait être l' UE qui s'empare du dossier toutes les parties en cause étant dans l'ue. On nous fait vraiment manger n 'importe quoi. On a beau regarder les étiquettes et payer le prix qu'il faut pour manger de qualité et on se fait flouer...