Viande de cheval : cinq filières identifiées

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L'enquête de la DGCCRF a mis au jour quatre filières en France, outre celle passant par la société Spanghero, impliquées dans le scandale de la viande chevaline. Les entreprises concernées pourraient avoir été trompées.

La lumière se fait progressivement sur les origines du scandale de la viande de cheval. Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a rendu publiques ce mardi les derniers résultats de l'enquête menée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) depuis l'émergence du scandale. Outre la société Spanghero, un temps seule montrée du doigt comme le fournisseur des plats préparés à la viande de cheval découverts en Europe, quatre filières ont été identifiées par les services du ministère.

Deux d'entre elles étaient déjà connues: l'entreprise Gel Alpes avait annoncé elle-même à la fin du mois de février avoir découvert de la viande de cheval dans des lots notamment vendus à William Saurin pour la fabrication de raviolis. Vendredi dernier, une autre entreprise française, la PME Covi, avait déclaré en avoir trouvé dans du corned-beef qu'elle fabrique et vend en France et à l'étranger. Covi fournit notamment la Croix rouge, l'Onu et l'armée française. Les deux dernières filières identifiées sont à l'origine de la diffusion d'une quantité de viande chevaline marginale, a précisé Benoît Hamon. Selon le ministre, la découverte d'autres filières n'est pas à exclure.

Entreprises «trompées»

Ses services ne disposent par ailleurs d'aucun élément permettant de soupçonner les quatre entreprises touchées, outre Spanghero, d'avoir voulu tromper le consommateur. Elles pourraient même, comme elles le clament, avoir été dupées par leurs propres fournisseurs. Gel Alpes avait fait valoir qu'elle avait en commun avec Spanghero d'être passée par le trader néerlandais Jan Fasen. C'est d'ailleurs dans les lots que lui avait vendu ce fournisseur qu'elle a retrouvé de la viande de cheval.

Les enquêtes menées en France et à l'étranger portent leurs fruits. Signe que la situation se normalise et que les filières de diffusion suspecte s'épuisent, les tests ADN réalisés par la DGCCRF sur des plats préparés prélevés en magasins révèlent de moins en moins souvent la présence de viande de cheval. Alors que neuf tests sur dix étaient positifs au début de l'enquête, seuls deux sur 40 en contiennent désormais. «Plus on fait des tests, moins on retrouve de cheval, c'est encourageant», s'est félicité Benoît Hamon.

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  • 11AB11 le mercredi 13 mar 2013 à 10:55

    C'est simple! cette viande coute x3 moins cher que le boeuf. Dire qu'ils ne le savaient pas ! c'est mensonge.Et encore je dirai, s'il n'y avait que du cheval ce ne serait pas trop grave. Tradagro a déjà été mélé a des affaires pas claires avec l'Italie, ce sont des spécialistes.

  • pichou59 le mercredi 13 mar 2013 à 10:19

    regardez plutot la filière de la viande reconstituée avec l'enzime Activa : http://www.dailymotion.com/video/xpg68v_viande-reconstituee-avec-de-la-poudre-activa_news#.UT8IPzdqGUk

  • supersum le mercredi 13 mar 2013 à 09:35

    Qu'est ce qu'ils attendent pour arrêter ces traders et les trainer en justice ?

  • jean.coq le mercredi 13 mar 2013 à 09:23

    Je ne comprends pas comment les entreprises concernees auraient pu etre trompees. Il me semble qu'un boucher est en mesure de faire la différence entre la viande de boeuf, de porc, de mouton etc .. et de cheval. Ou bien les societes incriminees emploient des bons a rien, ou bien il y a eu pressions ...