Vers une taxe sur les transactions financières dans l'UE

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BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne est désormais en mesure de lancer une coopération renforcée regroupant les pays désireux de mettre en place une taxe sur les transactions financières (TTF).

Au moins dix pays de l'Union européenne se sont portés volontaires pour mettre en place cette taxe, qui pourrait entrer en vigueur en 2013, a confirmé vendredi François Hollande à l'issue du Conseil européen de Bruxelles.

"Il y a aujourd'hui 10 pays qui ont adressé leur demande", a dit le président français à la presse. "La coopération renforcée a donc été acceptée par la Commission européenne."

Il faut neuf pays pour lancer une coopération renforcée.

Outre la France et l'Allemagne, qui ont ardemment plaidé pour la création de cette nouvelle ressource, ces pays sont la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne et la Slovaquie.

Selon des sources européennes, ils seront prochainement rejoints par un 11e Etat, l'Estonie.

L'utilisation des recettes de la TTF et leur articulation avec les autres ressources de l'UE et de la zone euro promettent de susciter des débats délicats.

La France souhaite pour sa part que les fonds levés par la TTF soient notamment orientés vers le soutien à la croissance et à l'emploi, a déclaré François Hollande.

"Une part - c'est la position de la France - devra être mutualisée, c'est-à-dire affectée à des travaux d'infrastructure qui complèteront le Pacte de croissance ou à un fonds qui pourrait être dédié à la formation des jeunes", a-t-il dit.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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  • wikus le vendredi 19 oct 2012 à 17:17

    c'est une belle façon d'ignorer les véritables problème de la finance folle.

  • rafgide le vendredi 19 oct 2012 à 16:25

    Nième tour de vis fiscal pour engraisser un Etat déjá obèse, incompétent, corrompu et parasitaire.Augmenter les impôts c'est diminuer les recettes fiscales, décourager les initiatives, étouffer la croissance économique, encourager la fraude fiscale et pousser á l'exil les plus productifs.

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