Vers une fusion des anciens rivaux pour la reprise de la SNCM

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    MARSEILLE, 25 février (Reuters) - Le repreneur de l'ex-SNCM, 
Patrick Rocca, a fait jeudi son entrée au capital de Corsica 
Maritima dans le cadre d'un processus de fusion entre les deux 
anciens rivaux à la reprise de la compagnie maritime. 
    "Patrick Rocca participera au conseil d'administration de 
Corsica Maritima et apportera ses compétences et son soutien au 
développement du projet d'entreprise de la société", ont annoncé 
jeudi les deux entités dans un communiqué commun. 
    Les deux entreprises ont fait part en janvier de leur 
volonté de fusionner. L'accord entre les deux parties prévoit la 
cession de 100% des actifs de Patrick Rocca. En contrepartie, le 
propriétaire de MCM entre au conseil d'administration de CM 
Holding, une entité créée par le consortium Corsica Maritima, 
dont il devient l'un des 15 principaux actionnaires. 
    Le communiqué a acté jeudi le second point, faisant de 
Patrick Rocca un actionnaire de Corsica Maritima à égalité avec 
ses "14 associés fondateurs". 
    "Corsica Maritima, en sa qualité de présidente de la SAS 
MCM, poursuivra le processus d'information consultation des 
salariés, en vue de procéder aux évolutions du capital", précise 
le communiqué. 
    Dans un délibéré rendu jeudi, le tribunal de commerce de 
Marseille a toutefois repoussé la requête introduite le 18 
février par Patrick Rocca "tendant à l'autoriser à céder 
l'intégralité de son capital à la société CM Holding" selon le 
jugement que Reuters a consulté. 
     
    "COMPLIQUE" 
    Dans ce document, le procureur indique que le retour "d'un 
candidat évincé" paraît compliqué pour la "crédibilité" d'un 
tribunal qui, le 20 novembre, à choisi Patrick Rocca pour la 
reprise de la SNCM placée en redressement judiciaire en 2014. 
    Il rappelle également que le plan de reprise prévoit le 
maintien du siège social à Marseille, et non à Ajaccio où 
souhaitent le transférer MCM et Corsica Maritima.  
    "Le plan est aujourd'hui exécuté dans sa quasi-intégralité. 
M. Rocca est décisionnaire de l'avenir et du capital de sa 
société sous réserve d'exécuter l'engagement pris devant le 
tribunal", a affirmé Alain Guidi, l'avocat de MCM. 
    Le refus du tribunal d'accéder à la demande de modification 
du capital n'est, selon l'avocat, qu'une question de forme qui 
ne justifie pas un retour devant la justice. 
    Les salariés ont une autre lecture du jugement.  
    "Le délibéré confirme au contraire la nécessité de demander 
au tribunal une modification du plan pour ouvrir le capital de 
la société", a dit le délégué CFE CGC Pierre Maupoint de 
Vandeul.  
    "A ce jour, le seul patron, c'est Patrick Rocca", a ajouté 
le secrétaire CGT du Comité d'entreprise de MCM, Jean-François 
Simmarano. 
    MCM, qui compte aujourd'hui 903 salariés contre près de 
1.500 avant la reprise de l'ex-SNCM par Patrick Rocca, présente 
un bénéfice de 3 millions d'euros après paiement des salaires au 
mois de février et prévoit un exercice également excédentaire en 
mars. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7361806 il y a 10 mois

    larguez les amarres elles sont pourries !

  • mark92 il y a 10 mois

    Rires. Mais comment couler un ferry dans un port. Les "marins" de la SCNM l'ont fait. Pourtant entre 2 grèves ils étaient de service.