Vers une autre hausse des taxes sur le diesel

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Le premier ministre a confirmé une taxation au détriment du diesel et en faveur de l'essence, bien que cette dernière ait déjà augmenté cette année.

Manuel Valls a confirmé mardi, en clôture de la conférence environnementale à Paris, que le «rééquilibrage» de la taxation des carburants en faveur de l'essence et au détriment du diesel, enclenché cette année, se poursuivrait dans le projet de budget 2017.

Le premier ministre avait déjà promis à la mi-octobre, en plein scandale Volkswagen, que pour réduire l'avantage fiscal dont bénéficient les conducteurs roulant au diesel le gazole serait pénalisé par une hausse fiscale de 1 centime par litre en 2016 et en 2017, compensée par des baisses de même montant sur l'essence. Il reste à la voter pour l'an prochain.

Une taxation déjà augmentée

Seul hic, d'autres mesures sont venues embrouiller ce schéma cette année. Il faut en effet ajouter la montée en puissance de la contribution climat énergie - le nom officiel de la «taxe carbone» -, qui consiste à calculer une partie des taxes intérieures sur la consommation des produits énergétiques (comme la TICPE) en fonction de leur teneur en CO2. Cette «taxe carbone» se traduit en 2016 par une hausse de 2 centimes sur l'essence et de 2,5 centimes sur le gazole. Mais le projet de budget rectificatif pour 2015 avait aussi prévu une réduction de 1 centime sur le SP95-E10 pour encourager le bioéthanol, ainsi qu'un relèvement de 1 centime du SP95 classique. Bref, au final, la taxation du gazole a été augmentée de 3,5 centimes par litre et celle de l'essence classique de 2 centimes en 2016.

Manuel Valls a salué les effets «très nets» de ce rééquilibrage, les ventes se faisant «de plus en plus au profit des véhicules à essence». Reste à présent à connaître les répercussions de la hausse de la taxe carbone, qui passera de 22 euros la tonne de CO2 en 2016 à 30,50 euros l'an prochain, sur la taxation des carburants.

Par ailleurs, comme François Hollande l'avait annoncé lundi, «la France va mettre en place dès que possible un prix plancher du carbone pour la production d'électricité», a indiqué Manuel Valls, la France militant pour «son élargissement à l'échelle européenne». L'objectif est de pénaliser les centrales à charbon, beaucoup plus polluantes.

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  • M1945416 il y a 7 mois

    ben les français râlent mais mordent pas …

  • gboyerc il y a 7 mois

    Apres 50 euros d'impôts par citoyen pour renflouer EDF, voici l'augmentation des impôts sur l'essence et le diesel.Je ne sais pas ce qui va mieux en France, seules les augmentations d'impôts fonctionnent parfaitement depuis 4 ans! vivement 2017!

  • mcarre1 il y a 7 mois

    ils leur donnent un autre nom, mais ce sont encore des hausses d'impôts.

  • ericlyon il y a 8 mois

    On lit toute sorte de contradictions sur la pollution des automobiles. S'il s'agit de CO2 le diesel pollue moins que l'essence, s'il s'agit de particules, les pneus et surtout les plaquettes de frein pollue beaucoup plus que le diesel alors pourquoi tout ce mic-mac contre le diesel ? pour pouvoir mettre de nouvelles taxes ?