Vers un CAC40 au-dessus de 5.300 points à la fin de l'année (BFT Gestion)

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La CAC40 dépassera les 5300 points à la fin de l'année, estime BFT Gestion.
La CAC40 dépassera les 5300 points à la fin de l'année, estime BFT Gestion.

Les perspectives économiques du Vieux continent restent bonnes malgré les incertitudes grecques. Ailleurs, les perspectives de croissance diminuent légèrement. Un risque notable existe en Chine. Dans l’ensemble, BFT Gestion s’attend à un CAC au-dessus de 5300 en fin d’année.

Depuis deux mois, les marchés européens peinent à trouver une tendance, perturbés par l’alternance de bonnes et de mauvaises nouvelles sur le dossier grec. Après un pic à plus de 5300 points en avril, l’indice a reflué jusqu’à 4800 points la semaine dernière avant de rebondir. Pour BFT Gestion, filiale du groupe Amundi, les perspectives restent bonnes sur les actions européennes.

Economie mondiale : Europe bien orientée, Chine trop endettée

BFT Gestion explique dans sa dernière lettre de perspectives économiques et financières du mois de juin : « l’OCDE s’inquiète à son tour des piètres performances de l’économie mondiale. Elle a ainsi révisé en baisse ses prévisions de croissance (à l’exception de la zone euro) et souligné les mêmes faiblesses structurelles mises en avant par le FMI pour expliquer ce que sa présidente, Christine Lagarde, avait présenté comme la « nouvelle médiocrité » pour les pays avancés : stagnation des revenus et accroissement des inégalités, mauvaise performance du marché du travail, faiblesse de la productivité et de l’investissement ».

Malgré cela, la zone euro semble toujours être sur la bonne voie pour renouer avec la croissance. « En zone euro, l’indice GfK de confiance des ménages allemands est au plus haut (conforté par les augmentations de salaires). Leur consommation accélère fortement avec une hausse des ventes au détail de 3% sur les 4 premiers mois par rapport à 2014 », souligne notamment BFT Gestion.

En revanche, « en Chine, la chute des importations (-18% sur un an), due pour partie à la baisse des cours des matières premières, traduit bien le freinage des investissements publics et de l’activité industrielle nécessité par l’ampleur des surcapacités et des excès d’endettement ».

Augmentation des bénéfices des entreprises et valorisations « raisonnables »

En Europe, « les perspectives de résultats s’améliorent enfin. Cela constitue un support fort car le marché avait progressé uniquement par revalorisation jusqu’au début 2015 », rappelle la société de gestion.

Cette dernière poursuit : « en ce qui concerne la valorisation, le marché européen (Stoxx 600) reste à des niveaux que nous jugeons raisonnables : le ratio cours/bénéfices (PER) à 12 mois s’établit à 16,1x. Mais cette moyenne ne reflète pas les fortes disparités sectorielles : les secteurs qui offrent la plus forte visibilité (alimentation, télécommunications) ont profité d’un environnement incertain ces derniers trimestres et affichent des niveaux de valorisations que nous considérons élevés : les valeurs alimentaires se traitent sur un PER moyen de l’ordre de 20,6x, les valeurs des télécommunications également. A l’inverse, les valeurs du secteur bancaire affichent toujours selon nous une décote importante avec un ratio de Per proche de 12x, alors que le consensus attend une progression des bénéfices de l’ordre de 37% sur 2015 sur le secteur. Cette décote apparait excessive à un moment où les résultats du secteur s’améliorent ».

Vers un CAC40 à plus de 5.300 en fin d’année

Dans ce contexte, BFT Gestion affiche son optimisme sur l’évolution des places boursières européennes. « Sur les marchés d’actions, nous gardons notre objectif d’un CAC 40 au-delà de 5 300 fin 2015 avec une préférence pour les valeurs cycliques et bancaires ». Avec un CAC40 assez volatil et situé à 5045 points lors de la rédaction de ces lignes, l’objectif ne semble pas pour autant très ambitieux. Tout au plus, la société de gestion estime que le CAC40 reviendrait d’ici six mois à son niveau d’avril dernier, effaçant la baisse que l’indice a accusé depuis la résurgence des craintes d’un défaut grec.

Pour BFT Gestion, les marchés européens, mais aussi le marché japonais, devraient en effet continuer d’être portés par la politique monétaire accommodante de la BCE et de la Banque du Japon. Celle-ci participerait également à dévaluer davantage l’euro et le yen. « Sur les marchés des changes, la divergence de croissance et de politique monétaire devrait continuer d’affaiblir l’euro et le yen contre le dollar, avec comme objectif dans un an : l’€/$ à la parité et le $/yen à 130 ».

X. Bargue

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  • M4358281 le jeudi 25 juin 2015 à 11:43

    il le jure ..? je note et fais photocopie ..on se retrouvera à l'échéance fin d'année !