Vers un accord sur un "Fonds Vert" à Durban

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DURBAN, Afrique du Sud (Reuters) - Les délégués réunis aux négociations internationales sur le climat de Durban sont sur le point de parvenir à un accord sur la définition d'un Fonds vert pour le climat (GCF).

Ce fonds serait destiné à aider les pays pauvres à financer leur lutte contre les effets des changements climatiques.

Un accord sur ce point représenterait un pas supplémentaire dans les tractations ardues autour d'un futur nouveau traité mondial sur le climat.

Les pays riches ont promis de verser jusqu'à 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 pour aider les pays les plus affectés par les bouleversements du climat: hausse du niveau de la mer, inondations, cyclones ou encore vagues de sécheresse.

"Je suis plutôt optimiste sur les chances que cela se déroule de façon positive", a déclaré mercredi le représentant des Etats-Unis, Todd Stern. Il ne reste plus qu'à mettre au point une série de petits détails techniques, a-t-il précisé.

La Chine, tout comme d'autres puissances émergentes, exige qu'un tel fonds soit mis sur pied avant de s'engager sur des objectifs de réduction des émissions qui soient contraignants et vérifiables internationalement.

Des détracteurs du processus en cours estiment qu'il risque de ne déboucher que sur une coquille vide si l'accord ne prévoit pas d'où viendront les fonds et comment ils seront dépensés.

Mais pour ceux qui travaillent depuis des années à la mise en place du GCF, un accord sur sa définition serait déjà un progrès majeur. Ils soulignent en outre que les financements afflueront plus facilement une fois qu'il sera créé.

"Etant donné que les Etats-Unis étaient le dernier frein majeur au GCF, il semble que nous sommes à présent en bonne position pour célébrer une victoire", a commenté Andrew Light, un expert technique mobilisé depuis trois ans sur le dossier.

"Ces cinq dernières semaines, j'ai fait la navette entre les parties pour aider à résoudre les différences entre les Etats-Unis et les autres pays. Il reste encore quelques points à résoudre, mais je crois que nous allons y arriver", a-t-il dit.

Les discussions plus générales sur l'avenir du traité climatique international restent pour leur part dans l'impasse, alors que la principale disposition du Protocole de Kyoto arrive à expiration fin 2012.

L'Union européenne s'est dite prête à signer une version mise à jour du texte, mais demande pour cela que les Etats-Unis, la Chine et l'Inde, qui à eux trois représentent près de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, en fassent autant.

Nina Chestney et Barbara Lewis, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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