Vers la fin des bâches publicitaires géantes sur les immeubles

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A l'avenir, les bâtiments classés n'auront plus le droit de couvrir leurs échafaudages de publicités géantes durant les chantiers. La fin d'un affichage XXL mais aussi des ressources en moins pour financer les travaux.

Les bâches publicitaires géantes qui se sont multipliées ces dernières années sur les échafaudage de monuments classés en rénovation devraient à nouveau disparaître. L'Assemblée nationale vient effet de voter la fin de cette pratique, avant d'achever l'examen des articles du projet de loi sur la biodiversité. Ce texte examiné en première lecture et défendu par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, fera l'objet d'un vote solennel mardi.

Contre l'avis de la rapporteure et du gouvernement, les députés ont adopté jeudi en fin de journée un amendement écologiste abrogeant un article du Code du patrimoine qui prévoyait que l'autorité administrative chargée des monuments historiques pouvait autoriser l'installation de bâches d'échafaudage comportant un espace dédié à l'affichage (voir ci-contre).

Seules restrictions: les sommes retirées de la publicité devaient être intégralement dédiées à la rénovation du monument, l'affichage ne pouvait excéder 50 % de la surface totale de la bâche de support et sa durée ne devait pas dépasser l'utilisation effective des échafaudages.

Dans les faits, ces règles ne semblaient pas toujours respectées au vu de la durée interminables de certains chantiers et de la surface de certaines publicités se chiffrant en centaines de mètres carrés. Une pratique qui hérisse le poil des écologistes et de certaines associations comme Résistance à l'agression publicitaire ou Paysages de France.

A noter: ces principes ne s'appliquaient qu'aux bâtiments classés puisque les restrictions étaient, curieusement, bien plus fortes pour les autres constructions. A Paris, par exemple, seules étaient autorisées les publicités d'un surface inférieure ou égale à 16 m² pour les constructions privées alors que le Palais de Justice a longuement accueilli une bâche à la gloire d'un smartphone à succès s'étalant, au bas mot, sur 700 m². Il est vrai que ces publicité apportaient également des recettes substantielles: la location de ces espaces pendant les deux années de la rénovation de la Conciergerie à Paris a ainsi rapporté à l'Etat près de 2 millions d'euros. Ces institutions devront donc trouver d'autres sources de financement.

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  • lucanna0 le vendredi 20 mar 2015 à 18:13

    et comment vont-ils compenser les recettes? par des impots supplémentaires déguisés. Il me semble qu'il y a des sujets plus importants à travailer

  • mcarre1 le vendredi 20 mar 2015 à 18:04

    Ils feraient mieux de s'attaquer aux panneaux publicitaires - fixes à demeure - qui enlaidissent nos villes et nos villages.

  • mcarre1 le vendredi 20 mar 2015 à 18:02

    Les bâches publicitaires sont en général en très bon état, très propres, ça vaut mieux que de vieilles bâches sans pub, et ça permet de financer une partie des travaux. Quelle stupidité, encore une fois, de nos soit-disant écolos.

  • andre40 le vendredi 20 mar 2015 à 15:38

    une preuve de plus que ce parti écolo est devenu gauchiste et pas écologique

  • lsleleu le vendredi 20 mar 2015 à 12:54

    Encore une loi importante ! quand va-t'on supprimer les marques sur les slips ?