Vers l'ouverture du capital d'entreprises publiques de réseaux

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OUVERTURE EN VUE DU CAPITAL D'ENTREPRISES PUBLIQUES DE RÉSEAUX
OUVERTURE EN VUE DU CAPITAL D'ENTREPRISES PUBLIQUES DE RÉSEAUX

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français souhaite ouvrir le capital d'entreprises publiques de réseaux pour leur permettre de financer des projets et des investissements, a déclaré vendredi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

"Nous avons des infrastructures existantes dans le pays dans plusieurs entreprises publiques de réseau. Notre volonté c'est de les ouvrir", a-t-il dit lors d'un colloque de l'Association des investisseurs en infrastructure à long terme.

Il s'agit, selon lui, de "libérer du capital" des ces entreprises à infrastructures "pour qu'elles le remobilisent sur d'autre projets et des investissements qu'elles doivent faire."

"Et donc, à ce titre votre présence est utile et nécessaire sur le territoire", a indiqué le ministre à l'adresse des investisseurs présents.

Il n'a pas cité les entreprises concernées mais l'ouverture du capital d'une société comme RTE, la filiale d'EDF opérateur du réseau de transport d'électricité français, est un sujet qui revient régulièrement dans l'actualité.

Une cession de GRTgaz, le gestionnaire du transport du gaz en France détenu par GDF Suez est également considérée comme possible.

Emmanuel Macron a indiqué cette semaine que le gouvernement français envisageait de céder pour cinq à dix milliards d'euros d'actifs dans les 18 mois, dont quatre milliards serviront au désendettement de l'Etat comme prévu par le projet de loi de finances 2015.

Le solde ira à "des réinvestissements dans des priorités sectorielles", comme la transition énergétique ou le numérique, ainsi que dans d'autres entreprises, a précisé le ministre tout en soulignant qu'il n'était pas dans l'intention du gouvernement d'aller vers une privatisation d'EDF.

Vendredi, Emmanuel Macron a cité le plan de déploiement du très haut débit et le Grand Paris comme projets ou des investisseurs en infrastructure privés pourraient accompagner des engagements publics.

(Yann Le Guernigou, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • M6832035 le vendredi 17 oct 2014 à 15:29

    Sans doute encore une "réforme" qui va avorter ou être reportée en 2017 .....

  • zzzle le vendredi 17 oct 2014 à 14:43

    Et voilà , avec les plans sociaux on augmente les déficits publics ,et pour les combler on brade toutes nos entreprises nationales....comme pour les autoroutes, les banques , les assurances , etc...

  • gchevrie le vendredi 17 oct 2014 à 14:35

    AH BON On veut imiter la privatisation des autoroutes !!!!Il y a mieux à faire .

  • gchevrie le vendredi 17 oct 2014 à 14:31

    Pourquoi ?

  • gb00b04 le vendredi 17 oct 2014 à 14:15

    "Libérer du capital" des entreprises à infrastructures pour mieux les taxer... on connait la suite avec un consommateur final qui paiera les pots cassés... Quel financier/banque peut être intéressé par une économie en voie de Soviétisation! On a l'exempl d'EDF ces derniers jours.