Vers des taux de sucre identiques en métropole et Outre-mer

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VERS UNE ÉGALISATION DES TAUX DE SUCRE DANS LES PRODUITS VENDUS EN MÉTROPOLE ET EN OUTRE-MER
VERS UNE ÉGALISATION DES TAUX DE SUCRE DANS LES PRODUITS VENDUS EN MÉTROPOLE ET EN OUTRE-MER

PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mercredi une proposition de loi socialiste qui interdit d'ajouter plus de sucre dans les produits comme les boissons et les yaourts vendus dans les départements d'Outre-mer par rapport à ceux de la métropole.

Ce texte, dont l'objet est de lutter contre l'obésité, prévoit que le taux de sucre maximal entrant dans la composition des produits alimentaires soit identique partout en France.

"C'est un texte d'égalité car il s'agit de mettre un terme à des pratiques discriminantes", a dit le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, avant de stigmatiser certains industriels "selon lesquels les habitants des Outre-mer seraient plus friands de sucre que les autres Français".

Dans son rapport, la députée Hélène Vainqueur-Christophe (PS), souligne que l'obésité est plus importante en Outre-mer qu'en métropole. Ainsi, la teneur en sucres dans les limonades y est supérieure de 12% par rapport à la métropole, de 20% dans les boissons aux fruits gazeuses, de 13% dans les yaourts nature et de 12% dans les yaourts aux fruits.

Le texte met aussi fin au dispositif de double étiquetage en matière de date limite de consommation des produits périssables.

Selon le rapport, un double étiquetage existe actuellement qui permet par exemple que pour la quasi totalité des yaourts la date limite de consommation est de 30 jours en métropole et de 55 jours en Outre-mer.

Les groupes de la majorité et celui de l'UDI (centriste) ont voté ce texte qui reprend un engagement de François Hollande pendant sa campagne pour l'élection présidentielle.

Le groupe UMP s'est abstenu à l'exception de certains de ses élus, notamment ultramarins, qui ont voté pour.

En octobre 2011, une proposition de loi de Victorin Lurel avait été rejetée par la majorité de droite de l'époque.

Le Sénat devrait examiner à son tour cette proposition de loi dans le courant du mois de mai.

Le but de l'exécutif est de faire adopter définitivement ce texte avant l'été, sa mise en oeuvre étant prévue dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la loi.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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  • janaliz le mercredi 27 mar 2013 à 20:04

    Ah que voilà une loi qu'elle était importante... Elle va changer la face du monde. Combien vont-ils toucher à la fin du mois pour des inepsies pareilles. Et pendant ce temps le pouvoir d'achat baisse, comme plus jamais vu depuis 30 ans. La délinquance explose. Toutes les familles sont touchées par le chômage, générant la précarité chez les enfants. Et on veut nous parler d'égalité des chances. C'est à v om ir.