Véronique Riches-Flores : la hausse de l'euro menace la reprise économique

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(lerevenu.com) -

C'était écrit, l'euro ne baisserait pas vis-à-vis du dollar mais risquait bel et bien de s'apprécier. Nous y voilà. À la fin de la semaine dernière, l'euro flirtait avec 1,40 dollar, enregistrant ainsi, après une hausse de plus de 7 % durant l'année écoulée, son plus haut niveau depuis octobre 2011. Cette évolution est préoccupante, risquant en particulier de confisquer la quasi-intégralité du soutien escompté à l'exportation de l'amélioration des conditions internationales.

Deux raisons expliquent que, contrairement au consensus de marché, nos prévisions ne se soient jamais éloignées de l'objectif de 1,40 dollar pour un euro ces deux dernières années :

La première vient de notre scepticisme à l'égard du consensus sur la bonne santé présumée de l'économie américaine et des anticipations d'une normalisation à venir de la politique de la Réserve Fédérale qui en découlent.

La seconde vient de l'effet pervers des politiques de déflation compétitive menées par les pays de l'Union économique et monétaire. La réduction de l'écart d'inflation entre la zone euro et le reste du monde qui en découle ayant pour effet de protéger le pouvoir d'achat de la monnaie, ces politiques constituent de facto un soutien à l'euro, notamment à l'égard du billet vert dont la valeur est mécaniquement diluée par l'utilisation massive de la planche à billets ces dernières années.

Il n'est donc guère surprenant

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