"Véritable pathologie de service" dans les juridictions pénales de Mayotte

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Mayotte (photo d'illustration).
Mayotte (photo d'illustration).

Il règne, dans les couloirs du palais de justice de Mayotte, comme un léger air de défiance, voire de paranoïa. Au téléphone, magistrats et avocats se disent "espionnés", "surveillés", "branchés". Les relations entre certains juges sont déplorables, à tel point que le fonctionnement des juridictions pénales s'en ressent. Et que le ministère de la Justice lui-même ne sait trop sur quel pied danser. Il y a plus d'un an maintenant que, sous l'égide de l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ), la chancellerie a lancé une enquête administrative. Le 18 juin 2013, Christine Maugüe (ancienne directrice de cabinet de Christiane Taubira) envoie un courrier à l'Inspection générale des services judiciaires. Elle y évoque une "véritable pathologie de service trouvant son origine dans le conflit opposant les deux magistrats instructeurs (de la ville de Mamoudzou, chef-lieu du département de Mayotte, NDLR)". "Au-delà de ses répercussions humaines fortes, ce conflit a des conséquences sérieuses sur le fonctionnement du service de l'instruction", écrit-elle, selon la lettre que Le Point.fr a pu consulter.

Extraits de la lettre de Christine Maugüe, ancienne directrice de cabinet de Christiane Taubira au ministère de la Justice.

Le point de départ de cette ambiance délétère ? L'affaire Roukia, du nom de cette jeune fille de 19 ans morte par overdose en 2011. À cette époque, Hakim Karki, juge d'instruction de Mamoudzou,...

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  • M940878 le mercredi 18 juin 2014 à 17:03

    Mayotte la plus grande maternité de France grâce au laxisme des politiciens , une bombe sociale à très court terme