Veolia poursuit son désendettement et sa transformation

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VEOLIA POURSUIT SON DÉSENDETTEMENT
VEOLIA POURSUIT SON DÉSENDETTEMENT

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Veolia Environnement a publié jeudi des résultats 2012 pénalisés notamment par l'eau en France et les déchets en Europe mais le groupe est en avance sur son programme de désendettement et estime disposer des ressources nécessaires pour trouver de nouveaux relais de croissance.

Le numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets devant Suez Environnement, qui a envisagé en 2012 une fusion avec son concurrent avant d'y renoncer, a précisé que son endettement financier net devrait s'établir entre 8 et 9 milliards d'euros à fin 2013, contre 12 milliards prévu précédemment.

Il vise en outre un total de 6 milliards d'euros de cessions d'actifs sur la période 2012-2013, contre 5 milliards auparavant et 3,7 milliards réalisées à fin 2012.

Le groupe a également confirmé ses objectifs de réductions de coûts, tout en indiquant qu'il envisageait de les revoir à la hausse à l'occasion.

Il a aussi redit, conformément à son plan présenté fin 2011, qu'il devrait enregistrer après 2013 une croissance organique de ses ventes de plus de 3% par an et une hausse supérieure à 5% par an de sa capacité d'autofinancement opérationnelle (Ebitda).

"Cette année 2013 sera une deuxième année de la transformation de Veolia et les efforts seront surtout concentrés sur l'accélération de la réduction des coûts", a déclaré lors d'une conférence son PDG, Antoine Frérot.

"Notre groupe dégage désormais des ressources propres pour son repositionnement sur les marchés en croissance", a-t-il ajouté, rappelant que Veolia misait en particulier sur la conquête de nouveaux clients industriels et sur les marchés émergents pour retrouver le chemin de la croissance.

En termes de marchés, la société subit une baisse des volumes des déchets liés à la production industrielle en Europe de l'ouest, ainsi qu'une érosion de ses marges dans l'eau en France sous la pression des municipalités.

Antoine Frérot a cependant souligné que le choix de Veolia de privilégier la valorisation des déchets par rapport à la mise en décharge -en particulier en Grande-Bretagne- lui avait permis de compenser une partie de la baisse des volumes en 2012.

"CONJONCTURE TRÈS INCERTAINE"

"Sur 2013, la conjoncture est très incertaine. On peut craindre que la production industrielle continue à baisser en Europe occidentale (...). On peut aussi penser que notre outil industriel sera - et il l'est, je l'espère - de mieux en mieux adapté", a-t-il dit.

Le PDG a également indiqué que le groupe ne prévoyait pas de se lancer dans un politique d'acquisitions, même s'il pourrait racheter des minoritaires dans certaines des ses coentreprises.

Vers 12h05, l'action Veolia progressait de 1,07% à 9,615 euros après avoir ouvert en hausse de plus de 6%, pendant que le CAC 40 gagnait 0,37%. Elle affiche une progression de 5% depuis le début de l'année après +8% en 2012.

Après avoir enregistré en 2012 un flux de trésorerie disponible de 89 millions d'euros avant cessions financières nettes, le groupe vise de nouveau un chiffre positif en 2013.

Il a enregistré en 2012 un bénéfice de 394 millions d'euros, contre une perte de 490 millions d'euros en 2011 qui était liée à d'importantes dépréciations d'actifs.

Son bénéfice net récurrent part du groupe a atteint 60 millions (contre 195 millions), son résultat opérationnel récurrent 1.194 millions (-23,4%) et son chiffre d'affaires 29,4 milliards (+3,0%).

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un résultat net part du groupe de 358 millions d'euros et un chiffre d'affaires de 29,3 milliards.

Le groupe propose comme prévu un dividende de 0,70 euro par action au titre de 2012, stable par rapport à celui versé au titre de 2011 et payable en numéraire ou en actions, et envisage de maintenir ce niveau au titre de 2013.

Son endettement financier net s'est établi à fin 2012 à 11,3 milliards d'euros, contre 14,7 milliards à fin 2011, avec un an d'avance sur son objectif initial.

Après application des nouvelles normes comptables, le groupe vise un endettement financier net ajusté (endettement financier net diminué des prêts consentis aux sociétés consolidées en mise en équivalence) de 6 à 7 milliards d'euros à fin 2013.

Edité par Jean-Michel Bélot

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  • Karama7 le jeudi 28 fév 2013 à 11:42

    Vu que tout leurs "services" ont nettement augmenté , on va dire que la population surtaxée désendette Véolia ...