Veolia avance un peu plus ses pions dans le nucléaire

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Antoine Frérot, le PDG de Veolia, en février 2015.
Antoine Frérot, le PDG de Veolia, en février 2015.

Le français, leader mondial de la propreté, se renforce dans l’assainissement des équipements et déchets radioactifs en rachetant Kurion.

Trois ans après avoir annoncé son entrée dans le nucléaire, Veolia confirme son engagement dans cette filière en annonçant, mercredi 3 février, l’acquisition de Kurion, une start-up américaine spécialisée dans les technologies d’assainissement. « Cela nous permet d’accélérer notre développement dans un secteur à forte valeur ajoutée et forte croissance », indique Antoine Frérot, PDG de Veolia, en présentant cette jeune société acquise pour 350 millions de dollars (320 millions d’euros).

Cette entreprise, fondée voici huit ans par une équipe américano-française de spécialistes de sûreté nucléaire, a développé une technique unique au monde permettant de séparer et de concentrer la pollution radioactive sur des supports particuliers. Celle-ci est ensuite stabilisée par vitrification pour pouvoir être stockée. La start-up a développé en parallèle tout une robotique permettant aux opérateurs d’aller chercher sans risque des échantillons radioactifs. Avec ses technologies, Kurion est intervenue dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi.

« Toutes les autorisations » « Notre métier est de dépolluer, pas de construire des centrales nucléaires » souligne le PDG de Veolia en revenant sur l’entrée dans cette filière industrielle décidée en 2013. Elle a débuté par un accord avec le Commissariat à l’énergie atomique pour réaliser une cartographie de la radioactivité des sites de recherche de Marcoule (Gard) et de Cadarache (Bouches-du-Rhône) qui doivent être en partie...

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