Ventura, c'est pas du lino

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Ventura, c'est pas du lino
Ventura, c'est pas du lino

Quarante piges que l'entraîneur du Torino roule sa bosse sur les terrains de football italien. Le doyen des entraineurs de Serie A est un fin tacticien pas forcément reconnu à sa juste valeur, mais pour un grand club, cela semble être trop tard.

"Tactiquement, c'est le meilleur que j'ai connu, même mieux encore que Conte", et pourtant Gaël Genevier en a côtoyé des entraineurs dans sa carrière. 12 clubs en 12 ans en Italie pour le milieu de terrain lyonnais, un genre de guide du routard du Calcio. Ventura, il l'a fréquenté pendant deux saisons à Pise "et il voulait même m'amener à Bari". Privé de Cerci et Immobile cet été, l'entraineur génois a réussi à reconstruire une équipe en repartant quasiment de zéro (seul le Toro tient le rythme de la Juve sur les matches retour). Un travail tellement bien fait qu'on se demande s'il ne va pas faire mieux que la 6ème place de l'an passé. "Mais ce n'est pas l'objectif, la priorité est que nos meilleurs éléments trouvent une continuité dans leur rendement, en plus d'intégrer les nouveaux éléments. Ensuite si on arrive à faire plus, tant mieux, mais l'important est de progresser sur des bases solides." Le tout dans un cadre tactique bien précis.
Un as du tableau noir qui inspire ses collègues
"Tactiquement, il gère, surtout pour la stratégie offensive, moins celle défensive. Il fait descendre tous les joueurs derrière le ballon, veut couvrir le plus de terrain possible. Son jeu est basé sur la possession de balle, tout en réflexion. Si tu récupères le ballon, tu repasses souvent par derrière", raconte Genevier. Et puis surtout, des gammes répétées jusqu'à la nausée à l'entrainement. "Chaque joueur sait exactement ce qu'il doit faire. Moi au milieu, tout le monde disait "quelle vision du jeu !". Certes, la qualité du joueur compte, mais c'est surtout la préparation tactique qui fait la différence, il y a des automatismes incroyables. Tout parait simple, mais tout est calculé au millimètre." Et pour que ce travail porte ses fruits, "il faut rentrer dans sa tête, parce que si tu appliques ses directives sans comprendre, ça devient vite ennuyant et tu n'es pas dans le coup."

Ventura c'est aussi un 424 qui a fait sa réputation pendant des années, et qui a même inspiré d'illustres collègues. Quand il est arrivé à Bari juste après Conte en 2009, il a trouvé plein de K7 de ses propres rencontres de Pise. Depuis, il est repassé au 352, un changement qui a permis au Torino de revenir en haut de l'affiche. Le doyen des entraineurs italiens a aussi un secret confie Genevier : "Il...




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