Ventes de GSK en baisse, la vigueur de la livre pèse aussi

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VENTES DE GSK EN BAISSE, LE COURS DE LA LIVRE PÈSE
VENTES DE GSK EN BAISSE, LE COURS DE LA LIVRE PÈSE

LONDRES (Reuters) - GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé une baisse plus forte que prévu de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, affecté par le ralentissement des ventes de ses traitements pulmonaires aux Etats-Unis et l'appréciation de la livre sterling.

Le titre reculait de 2,6% vers 12h00 GMT à la Bourse de Londres

Les ventes trimestrielles ont baissé de 13% à 5,56 milliards de livres au deuxième trimestre, générant un bénéfice par action (BPA) hors certains éléments exceptionnels en recul de 25% à 19,1 pence.

Les analystes anticipaient en moyenne un chiffre d'affaires de 5,76 milliards de livres et un BPA hors certains éléments exceptionnels de 21,3 pence, selon les données Thomson Reuters.

GSK a revu à la baisse ses objectifs annuels et prévoit désormais un BPA hors certains éléments exceptionnels "globalement semblable à 2013" à taux de change constant. Le groupe tablait précédemment sur un BPA 2014 en hausse de 4 à 8%.

Les investisseurs s'inquiètent principalement de la dépendance du groupe à l'Advair, un aérosol utilisé pour soigner l'asthme, qui représente à lui seul près de 20% des ventes. Des génériques du traitement sont d'ores et déjà commercialisés en Europe et des versions génériques pourraient être lancées aux Etats-Unis d'ici quelques années.

GSK espère que deux nouveaux traitements par inhalation de maladies respiratoires, le Breo et l'Anoro, compenseront ce manque à gagner mais leurs premiers pas jugés timides ont déçu les analystes.

Si le pire est passé concernant l'arrivée à expiration de brevets, GSK est également confronté depuis avril à l'arrivée sur le marché américain d'une version générique de son médicament pour le coeur, le Lovaza.

En avril, le groupe britannique a échangé plus de 20 milliards de dollars d'actifs avec le suisse Novartis lors d'une transaction complexe destinée à recentrer ses activités sur son coeur de métier.

Le directeur général de GSK, Andrew Witty, a exclu de participer à des opérations de fusions et acquisitions de grande envergure, avançant qu'elles pourraient perturber et nuire aux activités de recherche et développement du groupe.

Le premier groupe pharmaceutique britannique est également au centre d'un scandale de corruption en Chine, où il est accusé d'avoir versé des pots-de-vin aux médecins pour qu'ils utilisent ses médicaments.

(Ben Hirschler, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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