Ventes d'armes à Moscou : Londres critique Paris mais ne fait pas mieux

le
0
Ventes d'armes à Moscou : Londres critique Paris mais ne fait pas mieux
Ventes d'armes à Moscou : Londres critique Paris mais ne fait pas mieux

Cible des critiques pour sa vente de Mistral, la France n'est pourtant pas la seule à livrer des armes à la Russie. Un rapport parlementaire britannique dévoilé ce mercredi révèle que la Grande-Bretagne fait de même.

D'après ce rapport, 251 licences d'exportation d'armements ou d'équipement de défense vers Moscou sont toujours en vigueur. Ces licences autorisent la vente de fusils de précision, de munitions pour armes légères, de gilets pare-balles, d'«équipement cryptographique», de communication militaire et de vision nocturne pour un montant potentiel d'environ 167 millions d'euros.

Première à tancer le gouvernement français depuis plusieurs jours pour la vente des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie, Londres avait assuré qu'elle ne vendait plus d'armes à Moscou, quelques jours après la catastrophe du MH17, qui a fait 298 morts. 

Interrogé spécifiquement sur la vente controversée des navires militaires français à la Russie, le premier ministre britannique David Cameron avait répondu : «Franchement, il serait impensable dans ce pays de mener à bien une commande comme celle qu'ont les Français mais nous devons mettre la pression sur tous nos partenaires pour dire que nous ne pouvons pas continuer à faire des affaires comme si de rien n'était avec un pays, quand il se comporte comme ça».   

Accusations d'hypocrisie

Les propos de David Cameron avaient pour le moins été mal accueillis à Paris. Jean-Christophe Cambadélis, dirigeant du Parti socialiste au pouvoir estimait mardi que la livraison des Mistral était un «faux débat mené par des faux-culs».

Le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait ironisé en remerciant les Britanniques qui ont été «extrêmement aimables en disant: jamais nous n'aurions fait cela». «Je leur ai dit aussi : chers amis britanniques, parlons aussi de la finance. J'ai cru comprendre qu'il y avait pas mal d'oligarques russes à Londres».

Selon les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant