Vente record pour un masque ayant appartenu au surréaliste André Breton

le
0
Vente record pour un masque ayant appartenu au surréaliste André Breton
Vente record pour un masque ayant appartenu au surréaliste André Breton

La vente mercredi à Drouot a tenu toutes ses promesses : seule et unique pièce mise aux enchères par la maison Tajan dans cette vente consacrée aux Arts premiers, un masque Gouro de Côte d'Ivoire a atteint la somme respectable de 1 375 000 euros (frais compris). Soit dix fois son estimation annoncée entre 100 000 et 150 000 euros. «C'est un record mondial pour un masque Gouro», indique Bernard Dulon, l'expert de la vente.

Deux critères expliquent le montant atteint. D'abord l'indéniable qualité artistique de cette oeuvre du «maître de Bouaflé», un sculpteur anonyme dont on ne connait que quelques rares pièces. «Ce masque de danse représentant un visage surmonté d'un couple enlacé est un exemple important et singulier de l'art gouro. Il était assez difficile à estimer car il n'en existe aucun autre de ce genre produit par cet artiste», commente l'expert.

Mais c'est surtout la provenance de cette oeuvre qui explique son prix élevé. Ce masque, que le collectionneur et marchand d'art Paul Guillaume avait sans doute fait ramener d'Afrique, avec d'autres «fétiches», par des officiers coloniaux, avait ensuite été acquis par le poète surréaliste André Breton, puis par le célèbre collectionneur Charles Ratton. Curieusement cette prestigieuse «filiation» n'avait pas été signalée par le dernier propriétaire de l'oeuvre. Peut être tout simplement parce qu'il l'ignorait.

«J'ai établi une estimation raisonnable, en accord avec le propriétaire, à partir de laquelle on a commencé à communiquer sur la vente, explique Bernard Dulon. Ce n'est qu'au cours de mes recherches ultérieures que j'ai découvert qu'il existait deux photographies datant des années 20, dont l'une par Man Ray de 1927, montrant ce masque accroché dans le salon de Breton». Il avait été en outre reproduit dans Negro Anthology, le célèbre livre de Nancy Cunard publié en 1934 sur l'art africain. ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant