Vente de Mistral à la Russie : Paris remboursera si la livraison n'a pas lieu

le , mis à jour à 21:20
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Vente de Mistral à la Russie : Paris remboursera si la livraison n'a pas lieu
Vente de Mistral à la Russie : Paris remboursera si la livraison n'a pas lieu

Alors qu'il rencontrera Vladimir Poutine vendredi à Erevan en marge des commémorations du centenaire du génocide arménien, François Hollande a annoncé mercredi que Paris rembourserait Moscou si les deux navires de guerre Mistral commandés par la Russie ne lui étaient pas livrés. «Nous évoquerons toutes les hypothèses et, pour l'instant, je l'ai dit, la livraison du Mistral n'est pas possible», a déclaré mercredi le président français de l'Elysée lors d'une conférence de presse avec son homologue ukrainien Petro Porochenko.

Le 25 novembre, la France avait suspendu la livraison du premier des deux bâtiments de projection et de combat (BPC en raison de la crise ukrainienne. En février, la présidence avait à nouveau indiqué que «les conditions n'étaient pas réunies». «Si les bateaux ne sont pas livrés, je ne vois pas comment ils peuvent être payés, c'est quand même un principe assez simple», a-t-il souligné en riant quelque peu de cette évidence, en répondant à un journaliste.

Poutine : «Pas de pénalités excessives»

«Soit vous livrez et vous êtes payés, soit vous ne livrez pas et vous devez rembourser ce qui a été payé et, en tout cas, vous ne pouvez pas demander à être payés en plus», a-t-il poursuivi.  «De ce point de vue là, avec le président Poutine, nous sommes parfaitement au clair», a-t-il insisté. Paris et Moscou sont «en train de négocier pour trouver une solution de sortie de crise», avait indiqué dimanche sans plus de précisions le président français, invité de l'émission Supplément de Canal+.

Mais 72 heures plus tôt, le chef de l'Etat russe avait clairement signifié que la Russie entendait être remboursée par Paris des sommes déjà versées pour ce contrat conclu en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy et évalué à près d'1,2 milliard euros. «Je pars du principe que les autorités françaises, les Français, étant des gens corrects, ils nous rendront ...

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