Venezuela-Maduro rend hommage à la loyauté de l'armée "chaviste"

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    CARACAS, 22 mai (Reuters) - L'armée vénézuélienne reste 
chaviste et loyale envers le gouvernement socialiste, a dit 
samedi le président Nicolas Maduro, dénonçant les "rêves" 
américains d'une défection des militaires au profit de 
l'opposition. 
    La crise bat son plein entre le chef de l'Etat et ses 
adversaires qui réclament un référendum de révocation.  
    Le gouvernement a annoncé qu'un tel scrutin n'aurait pas 
lieu cette année, tandis que les opposants disent la destitution 
de Maduro indispensable pour empêcher une aggravation de la 
récession économique qui touche le pays. 
    Au chant de "La patrie, le socialisme ou la mort", les 
forces armées restent jusqu'à présent fidèles à l'ex-leader 
socialiste Hugo Chavez, mort en 2013, et à son successeur 
Nicolas Maduro, qui n'est pourtant pas issu des rangs de l'armée 
comme son mentor. 
    A l'occasion d'exercices militaires destinés à préparer le 
pays contre la menace d'une invasion extérieure, Nicolas Maduro 
a revendiqué le soutien de l'armée. 
    "Ces forces armées sont entièrement chavistes", a-t-il dit 
aux côtés des plus hauts gradés du pays lors d'un événement 
retransmis par la télévision nationale, montrant des soldats 
arme à l'épaule, et des civils parcourant la jungle ou 
surveillant des stations-services. 
    "L'empire rêve de diviser nos forces armées (...) de les 
fragmenter, de les affaiblir", a dit Maduro en parlant du 
gouvernement américain. 
    Pour l'opposition, l'élite militaire représente le bras armé 
et corrompu d'un gouvernement illégitime.  
    Les simples soldats, eux, souffrent comme le reste de la 
population des pénuries et de l'inflation galopante qui touchent 
les 30 millions de vénézuéliens. 
    "Il n'y a pas de guerre ici", a dit le chef de file de 
l'opposition Henrique Capriles. "Au Venezuela, il faudrait 
plutôt déclarer la guerre à la faim, aux pénuries de 
médicaments, à la violence et à cette crise", a-t-il ajouté. 
    Face aux tensions grandissantes entre Maduro et 
l'opposition, certains pays d'Amérique latine, les Etats-Unis et 
les Nations unies, ont appelé au dialogue.  
    Vendredi, l'Argentine, le Chili et l'Uruguay se sont 
proposés comme médiateurs. 
 
 (Alexandra Ulmer; Julie Carriat pour le service français, édité 
par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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