Venezuela : le salut par le travail et le rugby

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Des membres du projet Alcatraz encore en tenue de rugby poussent des tonneaux de rhum sur des rails.
Des membres du projet Alcatraz encore en tenue de rugby poussent des tonneaux de rhum sur des rails.

Le Venezuela est l'un des pays les plus violents au monde : 5e par le nombre d'homicides par habitant. Il est en revanche 65e sur 102 nations par l'International Rugby Board. Et son taux de chômage affiche tout de même un bon 8 %. Pourquoi un tel rapprochement ? Parce que, depuis une dizaine d'années, un programme de réinsertion d'anciens criminels produit des résultats assez spectaculaires. L'objectif : ramener le calme et la sécurité. Les moyens pédagogiques : le travail et le rugby.La prison ou le rugbyL'histoire commence en 2003, au plus profond de la crise politique, à Revenga, à une petite heure de Caracas. Le pays connaît alors un taux de chômage record de 18,2 % et il est plongé dans le chaos. Trois hommes issus du gang de La Placita, dont le chef José Arrieta, attaquent le dépôt d'armes privé de l'hacienda Santa Teresa, la plus grande fabrique de rhum du pays. Mais les malfrats sont rapidement arrêtés, les portes du pénitencier bientôt vont se refermer.Advient pourtant le premier tournant du match. Le propriétaire de l'hacienda, Alberto Vollmer, leur donne le choix entre effectuer leur peine en prison ou travailler gratuitement à l'hacienda pendant trois mois, en échange du gîte et du couvert. Les trois bandits choisissent immédiatement la seconde option. Au passage, José Arrieta demande si quelques membres de son clan peuvent également venir travailler, ce que le propriétaire accepte.Le lendemain, ce ne sont pas trois, ni...

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