Venezuela-L'opposition veut de Maduro des réponses d'ici le 11/11

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    CARACAS/SAN CRISTOBAL, Venezuela, 3 novembre (Reuters) - 
L 'opposition vénézuélienne a demandé jeudi au président Nicolas 
Maduro de fixer des élections et de commencer à libérer dans les 
jours à venir des militants emprisonnés, tandis que des 
étudiants hostiles au dialogue en cours manifestaient dans les 
rues. 
    La coalition d'opposition a organisé des manifestations et a 
fait descendre des centaines de milliers de personnes dans la 
rue lorsque les autorités ont bloqué le processus de convocation 
d'un référendum révocatoire visant Nicolas Maduro. 
    Mais elle a suspendu ses manifestations par égard pour les 
discussions qui se sont engagées durant le week-end dernier avec 
le gouvernement sous la médiation d'un émissaire du pape 
François. 
    Toutefois, un parti de premier plan marquant ses désaccords 
et de nombreux opposants craignant que Maduro ne cherche à 
gagner du temps, les dirigeants de l'opposition ont décidé de 
donner au pouvoir jusqu'au 11 novembre pour accepter leurs 
demandes, faute de quoi ils pourront en revenir à une stratégie 
de manifestations. 
    Carlos Ocariz, un maire d'opposition qui s'exprimait lors 
d'une conférence de presse organisée au nom de la coalition, a 
réaffirmé que la première demande des contestataires était la 
relance du processus de référendum révocatoire, ou bien 
l'organisation d'une présidentielle anticipée au premier 
trimestre 2017. 
    La prochaine présidentielle doit avoir lieu normalement à la 
fin 2018. 
    "Notre deuxième objectif, c'est la liberté pour tous les 
détenus politiques au Venezuela", a dit Carlos Ocariz. 
    Estimant que le dialogue ne débouchera sur rien avec un 
pouvoir qu'ils considèrent comme dictatorial, des centaines 
d'étudiants sont descendus jeudi dans les rues à Caracas et dans 
d'autres villes du pays.  
    "Il ne peut y avoir de dialogue quand vous avez des 
prisonniers politiques, quand on nous prive d'élections et quand 
les gens ont faim", déclarait un jeune de 23 ans, Fernando 
Marquez, parmi un groupe de 150 étudiants qui faisaient face aux 
cordons de policiers à San Cristobal, dans l'ouest du pays. 
     
 
 (Andreina Aponte et Anggy Polanco; Eric Faye pour le service 
français) 
 
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