Venezuela-Esquisse de calendrier pour le référendum révocatoire

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    par Brian Ellsworth 
    CARACAS, 9 août (Reuters) - Les autorités vénézuéliennes ont 
esquissé mardi un calendrier pour un éventuel référendum 
révocatoire contre le président socialiste Nicolas Maduro, qui 
rend improbable un vote cette année, suscitant les protestations 
de l'opposition. 
    La date pour la tenue de cette consultation électorale est 
très importante : une révocation de Nicolas Maduro en 2016 
entraînera de nouvelles élections - les sondages le donnent 
perdant en raison de la crise économique - tandis qu'une 
destitution l'an prochain verrait le chef de l'Etat remplacé par 
le vice-président qui occuperait la fonction jusqu'à la fin de 
son mandat, début 2019. 
    La campagne pour rassembler des signatures représentant 20% 
des électeurs inscrits sur les listes électorales, prochaine 
étape du processus de révocation, aura "probablement" lieu fin 
octobre, a annoncé la présidente du Conseil national des 
élections, Tibisay Lucena. S'exprimant à la télévision, elle a 
précisé qu'il faudrait toutefois pour cela que l'opposition  
présente sa requête dans les règles. 
    La date précise ne sera pas publiée avant plusieurs 
semaines, a-t-elle ajouté. 
    Dans ce cadre, le référendum ne pourra avoir lieu avant 
décembre au plus tôt. Plus vraisemblablement, il aura lieu à la 
mi-février, fin de la période de 90 jours pendant laquelle le 
Conseil des élections doit appeler aux urnes. 
    Tout au long des étapes de la procédure, le Conseil a 
toujours utilisé le délai maximum prévu par la loi. 
    L'opposition s'est empressée de condamner cette annonce, 
accusant le Conseil électoral de bloquer le processus au profit 
du président Maduro. Le Conseil est accusé depuis des années de 
favoriser le Parti socialiste au pouvoir. 
    L'opposition a appelé à une marche nationale à Caracas, la 
capitale, pour le 1er septembre, pour exiger que le Conseil fixe 
une date ferme pour la campagne de signatures. 
    Le processus pourrait être à nouveau ralenti si le Conseil 
décide de rejeter une partie importante des signatures comme il 
l'a fait en juillet durant la campagne préliminaire de 
signatures. 
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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