Venezuela : Caracas-sur-sang

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Devant la morgue centrale de Caracas, au Venezuela.
Devant la morgue centrale de Caracas, au Venezuela.

Journaliste pour le site d'information RunRun.es, Angelica Lugo a gagné ses galons de reporter en arpentant les couloirs de la morgue de Bello Monte, la morgue centrale de Caracas. « C'est le seul moyen de connaître le nombre de morts violentes parce que le régime cache les chiffres. J'ai connu des week-ends à plus de 70 homicides. Il y avait des cadavres partout dans les couloirs. La police n'entre pas dans les quartiers et les bandes règlent leurs comptes. »

À Caracas, la violence est une roulette russe

Avec officiellement 28 000 homicides par an, soit 82 pour 100 000 habitants, quand certaines ONG en comptabilisent 40 000, le Venezuela occupe la plus haute marche du podium mondial de la violence. À titre de comparaison, on dénombre pour 100 000 habitants 1,2 homicide en France, 7,8 au Pakistan et 22 au Mexique. Et avec 119 homicides pour 100 000 habitants, Caracas fait exploser toutes les statistiques.

« À Caracas, la violence est une roulette russe où tu peux perdre n'importe quand, affirme Angelica. Il y a eu 320 enlèvements avec demande de rançon depuis le début de l'année. Il faut faire attention tout le temps. Je ne dis jamais au téléphone où je suis à quelqu'un que je ne connais pas. » Des risques que le métier de journaliste aggrave. Angelica a été menacée pour deux enquêtes publiées par...

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