Venezuela-Capriles accuse Maduro de lancer des gangs à sa poursuite

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    CARACAS, 8 septembre (Reuters) - Le chef de file de 
l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, s'est dit cerné 
pendant quatre heures par des milices armées et masquées 
favorables au gouvernement, l'empêchant momentanément de sortir 
de l'aéroport de l'île de Margarita où il avait atterri mercredi 
soir. 
    Henrique Capriles a publié sur les réseaux sociaux des 
vidéos de scènes de chaos montrant des personnes donner des 
coups dans les portes et les fenêtres de l'aéroport, se disant 
bloqué à l'intérieur pendant près de quatre heures, avant de 
parvenir à sortir aux alentours de minuit (04h00 GMT). 
    Deux fois candidat à l'élection présidentielle, il accuse le 
président du Venezuela Nicolas Maduro d'être responsable des 
troubles. L'opposition du parti centriste Primero Justicia fait 
pression pour l'organisation d'un référendum révocatoire en vue 
de la destitution de Maduro. 
    "Lâche Maduro. Tu as envoyé un gang armé à l'aéroport de 
Margarita contre moi", a dit la figure de proue de l'opposition 
sur Twitter. 
    Le numéro deux du gouvernement, Diosdado Cabello, s'est 
moqué de cette suggestion à l'occasion de son émission télévisée 
hebdomadaire. "S'il continue comme ça, il va finir par entendre 
des voix", a-t-il dit. 
    Reuters n'a pu vérifier l'authenticité des vidéos dans 
l'immédiat. Henrique Capriles a commencé à publier des tweets 
quant à l'épisode vers 20h30 (00h30 GMT). Peu après minuit, 
(04h00 GMT), il a annoncé sa sortie. 
 
 (Girish Gupta, avec Diego Ore and Daniel Kai; Julie Carriat 
pour le service français) 
 
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