Vendée Globe : le « rituel un peu bizarre » des skippeurs avant le départ

le
0
Vendée Globe
Vendée Globe

Vingt-neuf navigateurs prennent le départ, aux Sables-d’Olonne, dimanche, de la 8e édition de « l’Everest des mers ». Depuis un mois déjà, tous peaufinent les derniers réglages.

Si vous vous rendez aux ­Sables-d’Olonne (Vendée) pour le départ du 8e Vendée Globe, dimanche 6 novembre, les vingt-neuf marins prêts pour « l’Everest des mers » n’auront pas forcément la tête à parler des jours et des jours d’entraînement, des semaines de démarchage auprès des sociétés, des refus et des plans sur la comète, des ­rêves qui les hantent avant le jour J, des derniers préparatifs et baisers avant le grand départ.

Alors, quand ils traverseront la foule pour atteindre leur bateau, scrutez bien leur regard. Certains, pensant que ce sera peut-être leur dernier tour du monde en solitaire, profiteront des moindres minutes, les yeux écarquillés. D’autres seront déjà dans leur bulle, sur leur bateau, prêts à régler leurs voiles pour un voyage de quarante mille kilomètres.

L’exercice, presque galvaudé par la ­facilité avec laquelle certains semblent naviguer autour du monde comme on tourne autour d’un rond-point, reste pourtant un exploit aussi délicat que ­déraisonnable. Une performance qui ­nécessite de travailler et retravailler les moindres détails jusque dans les ultimes semaines. Le mois qui précède le départ devient alors ce « rituel un peu bizarre », comme le décrit Jean-Pierre Dick, skippeur de StMichel-Virbac, où hommes et machines doivent être prêts à aller au combat.

« Faut être un peu fou quand même » Alors que la compétition n’a pas encore officiellement débuté, chaque skippeur s’est préparé en Bretagne, à sa façon, pour l’ultime ligne droite. A Port-...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant