Vendée Globe: Armel Le Cléac'h "pied au plancher"

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LE PARCOURS DU VENDÉE GLOBE
LE PARCOURS DU VENDÉE GLOBE

par Sophie Greuil

PARIS (Reuters) - Après un mois de course, la tête de la flotte du Vendée Globe régatait lundi dans un mouchoir de poche et pied au plancher, emmenée par Armel Le Cléac'h.

Au dernier classement donné à 08h00 GMT, le skipper de 35 ans, premier à passer l'Equateur et le Cap Bonne Espérance sur "Banque Populaire", devance de 14 milles seulement son premier poursuivant, François Gabart, lancé à 23 noeuds sur "Macif".

Jean-Pierre Dick suit sur "Virbac Paprec 3", à 87 milles, au milieu d'un groupe de cinq qui se tenait lundi en 132 milles.

"La course va très vite", résume Armel Le Cléac'h suivi comme son ombre par une tribu d'une soixantaine d'albatros. "On sera sous l'Australie dans une dizaine de jours. La route est longue mais, pour l'instant, c'est très sympa."

Sous 21 n?uds de vent et poussé par l'envie de ne plus se raser, le Breton, deuxième du précédent Vendée Globe, est ravi "de voir ce tour du monde transformé depuis le départ en régate, presque à vue, pied au plancher, au bout du monde".

Depuis le 16 novembre, le skipper de Banque Populaire a très rarement quitté la tête du classement, même si les positions très rapprochées impliquent une valse des leaders depuis une semaine. A ce jour, il lui reste 15.600 milles à parcourir.

Actuel quatrième du classement à 115 milles d'Armel Le Cléac'h, le Suisse Bernard Stamm est descendu de la première à la cinquième place en deux jours.

Depuis, le skipper de "Cheminées Poujoulat" bataille "avec la tête dans la caisse à outils sans avoir le temps de dormir ni de regarder la météo". "C'est la misère", souffle-t-il.

EN FAMILLE

Cinquième du classement à 132 milles d'Armel Le Cléac'h, le Britannique Alex Thompson régate en solitaire mais n'est jamais vraiment loin des siens.

"Tous les jours, je parle à ma femme. Elle m'envoie des petits enregistrements audio. Ça me fait toujours plaisir. C'est comme si j'étais en famille", racontait le skipper d'"Hugo Boss", qui a suivi ce week-end les rencontres de Premier League, à commencer par le derby de Manchester.

Septième du classement à 548 milles de la tête de course et filant tranquillement à 14 n?uds, Jean Le Cam ne rate pas une occasion de faire rire ses admirateurs.

Maintenant qu'il navigue la tête en bas, le skipper de "SynerCiel" a trouvé le bon fil pour faire suivre ce troisième tour du monde en solitaire sans assistance et sans escale de sa carrière.

"Depuis le début de la course, je pensais avoir des problèmes de son avec mon téléphone iridium. En fait, c'est parce que je prenais le combiné à l'envers", dit ce vieux loup de mer pince sans rire de 53 ans, qui entrevoit déjà les Fêtes.

"Je ferai un truc pour Noël. Cela ne sera pas classique, c'est garanti sur facture", glisse-t-il, entouré de ses peluches - Ushou le manchot, Marsupi le marsupilami et M. Costaud, toute rouge et qui lui sert d'oreiller -, sans doute futurs complices de sa surprise annoncée.

Edité par Gregory Blachier et Julien Dury

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