Véhicules d'occasion : les arnaques se multiplient

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Une enquête réalisée par la répression des fraudes révèle que la moitié des établissements commercialisant des véhicules d'occasion sont à l'origine de très nombreuses infractions.

Si vous avez prévu d'investir dans une voiture d'occasion, méfiez-vous! C'est la conclusion de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) à l'issue d'une enquête menée sur le secteur du véhicule d'occasion et que Le Figaro s'est procurée. Qu'ils soient concessionnaires, agents de marques, mandataires ou négociants indépendants, près de la moitié des professionnels contrôlés fraudent. Un phénomène en constante augmentation.

Étiquetage non-conforme, absence d'informations précises, tromperie sur la qualification de la voiture... Les manquements concernant les prix et les caractéristiques des produits mis en vente sont très nombreux. La DGCCRF attire particulièrement l'attention sur la notion de “première main”, attribuée à un véhicule en vente lorsqu'il a été acquis neuf par le vendeur. Or il semble que les professionnels de l'occasion en abusent, estimant qu'une voiture n'ayant été immatriculée qu'une seule fois peut se voir afficher pareille mention. Sauf que depuis la mise en place du Système d'Immatriculation des Véhicules, un numéro définitif est désormais attribué aux véhicules jusqu'à ce qu'ils soient détruits.

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Internet, «un repaire de faux particuliers»

Cette enquête appelle également le consommateur à prêter attention au kilométrage de son futur véhicule, car bien souvent, les professionnels le minorent, volontairement. Certaines minorations vont jusqu'à atteindre 200.000 kilomètres. La DGCCRF donne notamment l'exemple d'un casseur qui a vendu une auto avec 55.000 kilomètres au compteur. Vaste supercherie, puisqu'après vérifications, le kilométrage réel était de 347.000 kilomètres.

Le futur acheteur doit également veiller à se voir remettre le procès-verbal de contrôle technique. Les professionnels choisissent parfois de ne le remettre qu'après la signature du bon de commande ou une fois qu'un acompte est versé. Objectif, occulter le plus longtemps possible les éventuelles anomalies techniques du véhicule. Il est donc plus que nécessaire d'effectuer, soi-même, un examen du véhicule soigneux. Enfin, la répression des fraudes attire l'attention sur le commerce en ligne, devenu «le repaire de faux particuliers qui procèdent à un négoce clandestin».

La liste des fraudes commises par les vendeurs est loin d'être exhaustive, et tend à s'accroître toujours plus. Le taux d'infraction est ainsi passé de 20% en 2012, puis à 40% en 2014 pour s'établir à 47,1% en 2015. La raison? Le prix: les Français se tournent davantage vers l'occasion que le neuf. La DGCCRF estime ainsi qu'il se vend quasiment trois voitures d'occasion pour une voiture neuve. Sur les quatre premiers mois de cette année, 1,89 million d'unités ont été vendues sur ce marché, selon les derniers chiffres du Comité des Constructeurs Français d'Automobiles.

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