Vaste mercato à la tête des tribunaux

le
0
Le tout nouveau Conseil supérieur de la magistrature va être confronté à une série de nominations stratégiques.

«Aujourd'hui, on n'est plus propriétaire de son poste, on n'est plus que locataire» ainsi s'exprime un magistrat, commentant, avec perplexité, les effets de la loi qui oblige les responsables de juridictions à changer d'affectation tous les sept ans au maximum. Fini le temps où les procureurs achevaient leur carrière à la tête de «leur» juridiction pendant une, voire deux décennies. Les magistrats avaient presque oublié ce texte, entré en vigueur depuis 2003, dont les effets ne commencent à se faire sentir qu'aujourd'hui.

Pourtant, au cours de l'année, elle va entraîner un vaste jeu de chaises musicales dans les hautes sphères juridiques : une partie des 35 procureurs généraux, qui codirigent les cours d'appel, et des 35 premiers présidents, qui font équipe avec eux, vont être touchés. Ce vaste mercato suscite de nombreuses convoitises auxquelles vont devoir s'attaquer les tout nouveaux membres du Conseil supérieur de la magistrature qui viennent de prendre l

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant