Varsovie réclame le retrait d'un jeu américain avec les termes : «Pologne nazie»

le
0
Varsovie réclame le retrait d'un jeu américain avec les termes : «Pologne nazie»
Varsovie réclame le retrait d'un jeu américain avec les termes : «Pologne nazie»

Chaque année, Mattel, qui commercialise la célèbre poupée Barbie, est confrontée à des polémiques en tous genres. Poupée, sexiste, collection jugée raciste, logiciel d'espionnage intégré aux jouets... Cette fois, ce n'est pas une Barbie qui suscite la controverse, mais un jeu de société fabriqué par la marque américaine.

Le ministre polonais des Affaires étrangères a annoncé vendredi avoir demandé au fabricant de jouets américain Mattel de retirer du marché son jeu de société «Apples to apples», très populaire aux Etats-Unis, qui contient la formulation «Pologne nazie». «Nous avons réclamé le retrait de ce jeu et demandons d'y apporter des corrections», a déclaré le ministre Grzegorz Schetyna à la presse. «Nous organisons également une action de protestation sur Twitter parmi les Polonais dans le monde entier, y compris aux Etats-unis, pour que ce jeu soit retiré du marché», a-t-il ajouté.

«Apples to apples» de Mattel, est un jeu d'ambiance qui consiste à associer des qualificatifs aux idées et aux objets. Sur l'une des cartes de l'édition «Party Tin» du jeu figure l'information que l'action du film de Steven Spielberg «La Liste de Schindler» se déroule en «Nazi Poland» (Pologne nazie). En réalité, la Pologne fut le premier pays attaqué et occupé par l'Allemagne nazie pendant la Seconde guerre mondiale, et l'un des plus dévastés par le nazisme. Six millions de ses citoyens ont été tués entre 1939 et 1945, dont trois millions de juifs lors de l'Holocauste.

Des poursuites contre Mattel évoquées

M. Schetyna n'a pas exclu vendredi des poursuites judiciaires contre le fabricant américain. «En absence d'une réaction positive de la société, nous allons envisager une action en justice», a-t-il dit. «Il s'agit non seulement d'un manque d'imagination, mais aussi de connaissances élémentaires en histoire», a déclaré le ministre. «C'est malheureusement souvent la cas aux Etats-Unis, comme ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant