Varoufakis : le retour de Narcisse

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L'ancien ministre grec des Finances a présenté son mouvement à Berlin. Objectif, sauver une Europe menacée de désintégration, selon Yanis Varoufakis.
L'ancien ministre grec des Finances a présenté son mouvement à Berlin. Objectif, sauver une Europe menacée de désintégration, selon Yanis Varoufakis.

Que Diem 25, la créature de Yanis Varoufakis, ait été porté sur les fonts baptismaux à Berlin plutôt qu'à Athènes ne doit rien au hasard. Officiellement, c'est parce que « rien ne peut changer en Europe sans la participation intégrale de l'Allemagne ». On peut aussi y voir une nouvelle provocation du trublion à celui qui fut son alter ego et reste son ennemi intime : le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble.

Que la chose ait eu pour cadre la Volksbühne, scène prestigieuse de la capitale allemande, n'est pas anodin non plus de la part d'une personnalité théâtrale qui s'est taillé une réputation de diva en un temps record : six mois très exactement, entre l'entrée de cet inconnu dans le gouvernement dirigé par Alexis Tsipras, en janvier 2015, et sa sortie, mi-éviction mi-démission, en juillet de la même année.

Arrogance

Varoufakis, c'est avant tout une carrure et une (grande) gueule, entre Yul Brynner et Bruce Willis. Un physique avantageux que le fringuant quinquagénaire met au service d'un ego surdimensionné : le muscle avantageux sous le tee-shirt moulant, la grosse moto, les photos de monsieur et madame sur leur terrasse avec vue imprenable sur le Parthénon, publiées dans Paris Match?

Varoufakis, c'est aussi une compétence. Un théoricien dont la renommée s'est forgée dans les universités de Glasgow, Sydney ou Louvain ; un « alter-économiste » dont...

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  • charleco il y a 10 mois

    Il faut réinsufler la démocratie en Europe : elle a disparu, elle est confisquée par une oligarchie vassalisée.