Varoufakis évoque un référendum si le plan grec est rejeté

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(Autres citations, contexte) ROME, 8 mars (Reuters) - La Grèce pourrait organiser un référendum ou des élections législatives anticipées si ses partenaires de la zone euro rejettent ses propositions sur sa dette et sur la relance de sa croissance, déclare le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, dans une interview que publie dimanche le Corriere della Sera. Si Bruxelles rejette au bout du compte les propositions de la Grèce, "des problèmes pourraient apparaître. Mais, comme mon Premier ministre l'a dit, nous ne sommes pas inamovibles. Nous pourrions en revenir à des élections, ou organiser un référendum", ajoute-t-il dans cette interview au journal italien. Alexis Tsipras, chef de file du parti de gauche radicale Syriza, a remporté les élections législatives du 25 janvier en promettant de renégocier le plan d'aide du FMI et de l'Union européenne à la Grèce, qui a imposé une discipline budgétaire draconienne et des réformes économiques en profondeur. Le gouvernement grec a conclu un accord temporaire avec ses créanciers en février et Athènes a ainsi jusqu'à la fin avril pour préciser les réformes qu'il entreprendra en échange d'un surcroît d'aide financière. Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir lundi à Bruxelles pour discuter de la lettre sur les promesses de réformes envoyées ces jours-ci par Athènes. Yanis Varoufakis n'a pas précisé sur quoi porterait le référendum qu'il a évoqué, mais le bruit a couru ces derniers temps qu'une impasse pourrait contraindre le gouvernement grec à organiser une consultation publique sur la question de l'acceptation des structures de l'UE, ce qui poserait la question de la place de la Grèce dans la zone euro. Dans l'interview, Yanis Varoufakis a déclaré que jusqu'à présent, les partenaires de la zone euro avaient répondu par le "silence" à ses propositions visant à remplacer la dette actuelle par des obligations indexées sur la croissance nominale. "J'aimerais que l'Europe comprenne que ce serait une façon de rembourser davantage d'argent, et non pas moins", dit-il à propos de ces obligations. Alors que la cote de popularité du gouvernement grec dépasse les 40%, Yanis Varoufakis estime que "les gens comprennent" que la coalition au pouvoir s'oppose à "l'establishment qui disait qu'il sauvait la Grèce tout en mettant tout sur le compte des pauvres". (Steve Scherer; Eric Faye pour le service français)

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