Varane et Sakho, le bonheur partagé

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Raphaël Varane avait le sourire des grands jours. Pourtant malgré son jeune âge, il en a déjà vu d'autres que ce France-Suisse avec le Real Madrid. Mais là, sa première Coupe du Monde se déroule comme dans un rêve : « On ne s'attendait pas à un tel résultat mais on a fait ce qu'il fallait pour l'obtenir. Collectivement, on a été très bons, très solides. On a mis beaucoup d'intensité dans tout ce qu'on a fait. C'est comme ça qu'on les a mis en difficulté. Tout fonctionne très bien, on a un super état d'esprit. On est heureux d'être ensemble et ça se ressent sur le terrain. » Pour l'ancien Lensois, la patte du sélectionneur n'est pas étrangère aux bons résultats : « Didier Deschamps est proche de ses joueurs. Personnellement, je m'épanouis dans ce collectif et je me sens bien sur le terrain. On veut continuer comme ça, donc ne surtout pas s'enflammer. On se remet en cause tous les jours. Pour l'instant, on n'a rien accompli. Il faut continuer à bosser. Si je suis imperméable à la pression ? On la ressent tous (sourire). J'essaye de bien la gérer et de faire le maximum. Tant mieux si ça marche. Mon calme, c'est une de mes forces. Ce n'est pas une question d'âge, il suffit de se sentir prêt. Moi, j'ai toujours été comme ça (sourire). »

Sakho sur le flanc ?

Seule ombre au tableau, son association avec Mamadou Sakho semble en péril après la sortie sur blessure du héros de France-Ukraine : « On ne sait pas exactement ce qu'a Mamadou Sakho. Il passera des examens. On va attendre un avis médical. Je ne peux pas me prononcer. S'il était absent, je pense que je resterais axe droit, même si je peux jouer sur les deux côtés. Après, l'important, c'est que le collectif marche. Que ce soit une charnière ou une autre, il faut aider l'équipe. » Après avoir d'abord dribblé la presse, Mamadou Sakho, qui s'est voulu rassurant sur son compte Facebook, a quand même accepté de parler de sa blessure : « Ça va. Sur un tacle, j'ai senti une douleur à la cuisse droite. J'ai préféré pas prendre de risque mais on verra les sensations au réveil. On fera le bilan demain avec le staff. Pas trop inquiet. »

« Ça fait un moment qu'on ressent un état d'esprit particulier »

Pour l'ancien Parisien, ce pépin physique ne ternira pas le souvenir de ce drôle de 20 juin : « J'ai pris du plaisir en étant sur le terrain puis sur le banc. Il faut retenir l'état d'esprit. Etait-ce une démonstration ? Je ne dirais pas ça car je respecte cette équipe suisse. On a joué notre football, on a fait un très bon match. » Et Sakho d'affirmer qu'un message est passé auprès du monde entier : « Un message ? Peut être. Mais on ne regarde pas les autres nations, on se concentre sur nous, sur les efforts pour le collectif, le maillot. Comment on vit la chose de l'intérieur ? C'est presque quelque chose qui fait partie de l'évolution. Ça fait un moment qu'on ressent un état d'esprit particulier. On arrive à le démontrer sur le terrain. Faut que ça continue. On est un groupe, tout le monde est important. Il faut rester concerné et on l'a vu ce soir (vendredi), quand on fait appel à un mec, il répond présent. »De notre envoyé spécial à Salvador de Bahia

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