Vapoteuses : les buralistes défendent leur monopole devant la justice

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Vapoteuses : les buralistes défendent leur monopole devant la justice
Vapoteuses : les buralistes défendent leur monopole devant la justice

Alors que les ventes de tabac sont en baisse, des buralistes ont contesté lundi en justice le droit de boutiques spécialisées de vendre les cigarettes électroniques, qui, estiment-ils, relèvent de leur monopole. Le marché des vapoteuses, lui, explose.

La Confédération nationale des buralistes de France (CNBF) demande à la cour d'appel de Paris de donner raison à deux commerçants qui réclament qu'on interdise à un des leaders du marché, Clopinette, de faire de la publicité mais surtout de commercialiser l'e-cigarette dans des boutiques proches de leur bureau de tabac, à Caen (Calvados) et Paris.

Dans un contexte de flou juridique, le tribunal de commerce de Toulouse avait offert en octobre la première manche aux buralistes en ordonnant à un commerçant de cesser de vendre ses e-cigarettes car il se rendrait coupable de concurrence déloyale. Mais, un appel a été interjeté et la décision n'est pas définitive.

Réponse le 24 juin

En septembre, le tribunal de grande instance de Paris avait rejeté en référé la demande de la CNBF et des deux buralistes. L'appel de cette décision a été examiné jeudi. L'arrêt a été mis en délibéré au 24 juin.

L'enjeu économique est substantiel. Selon le rapport 2013 de l'OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), il y a désormais un million de vapoteurs en France pour un chiffre d'affaires annuel de 100 millions d'euros, avec une croissance mensuelle de 15%. Apparues sur internet, neuf cigarettes sur dix sont désormais vendues dans des lieux physiques, chez les buralistes mais aussi dans 450 boutiques dont une soixantaine à l'enseigne de Clopinette, de la société Clop & Co. Ce marché explose au moment où se poursuit l'érosion des ventes de cigarettes, qui ont encore diminué de 7,6% en 2013 selon l'OFDT.

L'e-cigarette n'était «pas un produit de consommation courante»

Dans ce contexte, l'avocat de la CNBF, Me Nicolas Brault, a plaidé lundi que ...

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