Vanier veut immortaliser la parade amoureuse des cerfs

le , mis à jour à 10:41
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Vanier veut immortaliser la parade amoureuse des cerfs
Vanier veut immortaliser la parade amoureuse des cerfs

Tôt le matin, les rayons du soleil percent les futaies de la forêt de Chambord (Loir-et-Cher). Lisa lance : « Vas-y mon gros doudou ! » Elle est dresseuse pour le cinéma et le gros doudou en question, c'est Monsieur, un cerf de 7 ans coiffé de bois impressionnants avec une vingtaine de ramifications. Lisa essaie depuis près d'une heure d'attirer l'animal de plus de 150 kg à l'endroit précis où la caméra a fait le point. On finit par jeter à l'animal les croissants du petit déjeuner et ça marche ! Le seigneur de la forêt s'avance, laisse échapper quelques nuages de ses naseaux avant de se dresser hiératique face caméra à quelques mètres de nous.

 

L'instant est magique. On oublie tout et même les trois dresseurs positionnés avec leur bâton et leur bouclier pour sécuriser l'équipe de tournage. Dans le prochain film de Nicolas Vanier, « l'Ecole buissonnière », qui raconte l'histoire d'un petit Parisien des années 1930 qui découvre la vie et la nature en Sologne, le cervidé partagera l'affiche avec François Berléand.

 

« Ce cerf est habitué à l'homme, en temps normal, il est doux, un vrai bonbon, assure Muriel Bec, sa propriétaire. Mais là, il est dangereux parce qu'il est en rut ! » Gonflé de testostérone, Monsieur veut courir ces dames. On l'entend d'ailleurs pousser son fameux brame « pour intimider ses concurrents et séduire les biches », précise Etienne Guillaumat, le directeur de la forêt de Chambord.

 

VIDEO. Après le Canada et la Sibérie, Nicolas Vanier porte sa Sologne natale à l'écran

 

A cause de la sécheresse cet été, la période où l'on peut entendre ces cris rauques et voir les animaux — alors moins craintifs car entièrement concentrés sur leur quête amoureuse — a pris du retard à Chambord. Il est donc encore temps ce week-end de profiter du spectacle offert par cette espèce qui compte 161 000 individus en France, quatre fois plus qu'il y a vingt ...

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