Van Gaal, le chèque et l'échec

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Van Gaal, le chèque et l'échec
Van Gaal, le chèque et l'échec

Il pensait qu'il pourrait se faire aimer comme jamais. Il pensait avoir toujours raison. Il pensait, aussi, qu'Old Trafford tomberait sous son charme. Cela n'aura duré que vingt-deux mois et la fin est tragique : Louis van Gaal n'est plus l'entraîneur de Manchester United. Comme une évidence, entre grosses signatures et belles ratures.

Uli Hoeness avait finalement raison : "Le problème de Louis van Gaal, c'est qu'il ne se prend pas pour Dieu, mais pour le père de Dieu. Avant même que le monde existe, Louis van Gaal était déjà là." L'ancien président du Bayern Munich, patron du Pélican entre 2009 et 2011, le sait peut-être mieux que personne : se lier d'amour avec le technicien hollandais est un rêve impossible. La romance ne dure qu'un temps et se termine, souvent, dans la cacophonie. À sa manière, Louis van Gaal est un révolutionnaire, mais surtout un homme qui a la tête au moins aussi grosse que l'ego, comme il le résume : "Généralement, j'ai raison." Il ne s'adapte pas, il impose. Lors de son arrivée à Manchester United en novembre 1986, Sir Alex Ferguson avait également sonné sa propre révolution selon ses propres règles à un effectif miné de l'intérieur par un drinking club tout puissant. Avec l'entraîneur écossais, rien ne serait plus pareil.

" Votre boulot est de soutenir votre nouvel entraîneur "


Ferguson a ses convictions travaillistes ancrées aux chevilles, ne juge que par la méritocratie et le respect de l'institution club. Alors, à Manchester, il interdira l'alcool, imposera le costume les jours de match et rasera ses joueurs de près. En vingt-sept ans à Old Trafford, Sir Alex Ferguson a accouché d'une hydre à plusieurs composantes : une formation maison essentielle, une machine à trophées et un monstre économique intouchable. Il sait mieux que personne ce que représente jouer et travailler pour Manchester United.


C'est d'ailleurs par ces mots qu'il se retira en mai 2013, pour s'occuper de sa femme, Cathy, affectée par le décès de sa sœur jumelle Bridget : "Je voudrais simplement vous rappeler que lorsqu'il y a eu de mauvaises périodes ici, le club a toujours été derrière moi, mon staff a toujours été derrière moi, mes joueurs sont toujours restés derrière moi. Votre boulot, maintenant, est de soutenir votre nouvel entraîneur. C'est quelque chose d'important." Un message dirigé vers l'ensemble des composantes de l'institution Manchester United au-dessus de laquelle rien ne doit…





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