Valls sur la tribune d'Aubry : «Il n'y a pas un début de proposition»

le , mis à jour à 13:36
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Valls sur la tribune d'Aubry : «Il n'y a pas un début de proposition»
Valls sur la tribune d'Aubry : «Il n'y a pas un début de proposition»

Le Premier ministre lance la contre-attaque idéologique. Manuel Valls répond âprement ce jeudi à la charge de Martine Aubry mercredi contre son action, critiquant une «tribune de proclamation» dans laquelle «il n'y a pas un début de proposition», selon des propos du Premier ministre cités dans Le Monde.

«Je suis chef du gouvernement, je n'écris pas des tribunes de proclamation», lance l'ex-maire d'Evry (Essonne) qui voit dans ce texte, co-signé notamment par Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, «une remise en cause générale, globale» de l'action menée depuis son arrivée à Matignon.

Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit et plusieurs personnalités de gauche ont sévèrement attaqué l'exécutif dans une tribune publiée mercredi dans le même quotidien, intitulée «sortir de l'impasse».

Une opposition entre deux conceptions de la gauche

Pour le chef du gouvernement, «cette tribune a un avantage: cela oblige tout le monde à clarifier et à assumer. Il faut que tout le monde assume». Une phrase qui sonne comme un défi lancé par le Premier ministre au... président de la République, François Hollande, alors que les relations entre les deux têtes de l'exécutif sont jugées de plus en plus tempétueuses par leurs entourages.

S'agissant du projet de loi El Khomri, qui suscite de fortes oppositions à gauche et au sein des syndicats, Manuel Valls assure: «Je ne suis pas un pousse-au-crime.» «Le président a décidé de ces arbitrages», souligne-t-il aussitôt. «Revenir en arrière serait non seulement dommageable pour le président et pour moi, mais aussi pour le pays», insiste Manuel Valls.

Martine Aubry a maintenu le cap ce jeudi matin sur RT, jugeant que les signatures de la tribune étaient les «vrais réformistes. Ce que j'ai fait dans ma vie, dans ma ville, le montre», affirme la maire de Lille (Nord). «Il y a des réponses modernes à apporter (...) mais cette loi (EL Khomri) n'est pas une loi de gauche» ...

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  • M8252219 il y a 9 mois

    Les incantations pour l'enterrement du socialisme du 19eme siècle.