Valls se dit confiant dans la reprise du dialogue à Air France

le
1

* Le Premier ministre en appelle aux pilotes * Sapin dément un plan de 5.000 suppressions de postes * Les auteurs des violences de lundi identifiés, selon RTL * Valls veut "la plus grande sévérité" PARIS, 7 octobre (Reuters) - Manuel Valls, qui a réaffirmé mercredi son soutien à la direction d'Air France, s'est dit convaincu de la reprise du dialogue social dans l'entreprise, malgré les violences du 5 octobre, et en appelé à la "responsabilité" des pilotes. Invité de RTL, le Premier ministre a souhaité en outre "la plus grande sévérité" judiciaire à l'encontre des personnels qui ont molesté lundi le directeur des ressources humaines de la compagnie, Xavier Broseta, et Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long courrier. "Il faut des réformes, je crois que les salariés sont prêts à ces réformes à condition qu'il y a ait un dialogue social et que les pilotes prennent pleinement leurs responsabilités", a-t-il déclaré. "Le défi, c'est celui de la survie d'Air France. L'Etat actionnaire, qui représente 17% du capital, joue pleinement son rôle en soutenant la direction et en soutenant en tout cas la nécessité de véritables réformes pour Air France, pour éviter des licenciements et surtout des pertes financières", a-t-il souligné. "Sans l'effort des pilotes, sans la lucidité des pilotes, sans la responsabilité que doivent assumer les pilotes, il ne peut pas y avoir de bonnes réformes", a insisté Manuel Valls. Faute d'accord avec les pilotes, la direction a annoncé lundi 2.900 suppressions de postes et le retrait de 14 avions de sa flotte long-courrier d'ici à 2017. Selon Le Canard enchaîné, dont les informations ont été confirmées à Reuters par deux sources syndicales, la direction envisgerait 5.000 suppressions de postes supplémentaires. ( ID:nL8N12647W ) GILLES GATEAU À AIR FRANCE DANS LES PROCHAINES SEMAINES Air France dément tout "plan caché" et le ministre du Budget, Michel Sapin, a déclaré mercredi sur iTELE que cette information était inexacte. "La direction a démenti et elle a eu raison de démentir parce que ce n'est pas exact, ça arrive au Canard enchaîné de dire des choses inexactes", a-t-il dit. Michel Sapin a confirmé la nécessité pour la compagnie de renoncer à des lignes "telles qu'elles existent aujourd'hui". "Il ne s'agit pas de montrer du doigt, il ne s'agit pas de dire 'il y a des bons et des méchants', il s'agit quand même que chacun prenne ses responsabilités", a-t-il dit à l'adresse des pilotes. Manuel Valls a confirmé que son directeur de cabinet adjoint, Gilles Gateau, rejoindrait prochainement Air France pour remplacer à terme Xavier Broseta, une décision actée avant cette nouvelle crise. "Il a été pressenti par la direction d'Air France pour devenir le responsable des ressoures humaines. (...) Il partira de Matignon dans les prochaines semaines après que la commission de déontologie se soit réunie cette semaine et eut donné son feu vert", a-t-il précisé. "Il n'y va pas comme pompier (...) ce n'est pas lié aux événements actuels", a ajouté le chef du gouvernement. Selon RTL, une enquête interne menée par Air France aurait permis d'identifier vingt suspects, dont trois seraient directement impliqués dans les violences survenues en marge du comité central d'entreprise (CCE) de lundi. "Il s'agit essentiellement de membres du personnel au sol, de la maintenance et de l'activité cargo notamment, mais également de deux pilotes et d'une hôtesse de l'air", d'après la radio. Manuel Valls, qui avait dénoncé mardi l'oeuvre de "voyous", a souhaité des sanctions pénales. "Je ne peux qu'espérer la plus grande sévérité", a-t-il dit. (Sophie Louet)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • serge537 le mercredi 7 oct 2015 à 10:06

    que fait l etat au capital d air france ,,,???il est meme pas capable de s occuper de soigner les gens et de maintenir l ordre