Valls se dit confiant dans la reprise du dialogue à Air France

le
0

* Le Premier ministre en appelle aux pilotes * Sapin dément un plan de 5.000 suppressions de postes * Les auteurs des violences de lundi identifiés, selon RTL (Actualisé avec Philippe Martinez, 12-13-14) PARIS, 7 octobre (Reuters) - Manuel Valls a réaffirmé mercredi son soutien à la direction d'Air France et s'est dit convaincu de la reprise du dialogue social dans l'entreprise, malgré les violences du 5 octobre. Invité de RTL, le Premier ministre a souhaité en outre "la plus grande sévérité" judiciaire à l'encontre des personnels qui ont molesté lundi le directeur des ressources humaines de la compagnie, Xavier Broseta, et Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long courrier. Trois autres cadres ont été malmenés et deux vigiles ont été blessés. ( ID:nL8N1271H6 ) "Il faut des réformes, je crois que les salariés sont prêts à ces réformes à condition qu'il y a ait un dialogue social et que les pilotes prennent pleinement leurs responsabilités", a-t-il déclaré. "Le défi, c'est celui de la survie d'Air France. L'Etat actionnaire, qui représente 17% du capital, joue pleinement son rôle en soutenant la direction et en soutenant en tout cas la nécessité de véritables réformes pour Air France, pour éviter des licenciements et surtout des pertes financières", a-t-il souligné. "Sans l'effort des pilotes, sans la lucidité des pilotes, sans la responsabilité que doivent assumer les pilotes, il ne peut pas y avoir de bonnes réformes", a insisté Manuel Valls. Faute d'accord avec le personnel navigant, la direction a annoncé lundi 2.900 suppressions de postes et le retrait de 14 avions de sa flotte long-courrier d'ici à 2017. Selon Le Canard enchaîné, dont les informations ont été confirmées à Reuters par deux sources syndicales, la direction envisagerait 5.000 suppressions de postes supplémentaires. ( ID:nL8N12647W ) LA CGT DEMANDE L'INTERVENTION DE L'ETAT Mais Air France dément tout "plan caché" et le ministre du Budget, Michel Sapin, a déclaré mercredi sur iTELE que cette information était inexacte. "La direction a démenti et elle a eu raison de démentir parce que ce n'est pas exact, ça arrive au Canard enchaîné de dire des choses inexactes", a-t-il dit. Michel Sapin a confirmé la nécessité pour la compagnie de renoncer à des lignes "telles qu'elles existent aujourd'hui". "Il ne s'agit pas de montrer du doigt, il ne s'agit pas de dire 'il y a des bons et des méchants', il s'agit quand même que chacun prenne ses responsabilités", a-t-il dit à l'adresse des pilotes. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a pressé mercredi l'Etat actionnaire d'entrer dans la discussion avec les "moyens d'intervention" dont il dispose. "J'aurais préféré qu'il (Manuel Valls-NDLR) apporte son soutien aux 3.000 salariés qui sont menacés de licenciement et que l'Etat prenne ses responsabilités", a-t-il dit sur France Info. "Perdre son boulot, ça, c'est violent". Soit l'Etat "ramasse les dividendes et il se comporte comme un actionnaire privé, soit il dit 'moi je suis responsable politique et je veille à inverser la courbe du chômage'", a déclaré le responsable syndical. Manuel Valls a confirmé mercredi que son directeur de cabinet adjoint, Gilles Gateau, rejoindrait prochainement Air France pour remplacer à terme Xavier Broseta, une décision actée avant cette nouvelle crise. "Il a été pressenti par la direction d'Air France pour devenir le responsable des ressources humaines. (...) Il partira de Matignon dans les prochaines semaines après que la commission de déontologie se soit réunie cette semaine et eut donné son feu vert", a-t-il précisé. "Il n'y va pas comme pompier (...) ce n'est pas lié aux événements actuels", a ajouté le chef du gouvernement. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant