Valls salue Tsipras le réformateur, appelle à investir en Grèce

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    ATHENES, 3 juin (Reuters) - Manuel Valls a salué vendredi à 
Athènes l'action de son homologue grec Alexis Tsipras, qui a 
selon lui su mener des réformes très difficiles, ce que le 
Premier ministre français tente de faire avec le projet de loi 
Travail. 
    Au deuxième jour de sa visite, le chef du gouvernement 
français a appelé les entreprises françaises à investir 
davantage en Grèce car l'accord trouvé la semaine dernière avec 
les créanciers internationaux du pays permet selon lui 
d'envisager sereinement l'avenir. 
    Cet accord "ouvre une nouvelle page pour la Grèce en lui 
permettant de regarder enfin vers l'avenir avec plus de 
confiance et de retrouver le chemin vers la croissance et vers 
l'emploi", a-t-il dit aux côtés d'Alexis Tsipras. 
    Il a rendu hommage au Premier ministre grec "qui a su 
prendre des décisions de réformes courageuses et difficiles et 
qui a su convaincre le Parlement grec de les adopter", alors que 
le Parti socialiste s'est divisé sur le projet de loi Travail, 
obligeant le gouvernement à utiliser l'article 49-3 pour passer 
en force en première lecture à l'Assemblée nationale. 
    "C'est un message de confiance que je suis venu porter à 
Athènes, confiance dans la capacité du gouvernement grec à 
avancer dans ses réformes (...) confiance aussi dans l'avenir de 
la Grèce (...), son  immense potentiel, celui de sa jeunesse, de 
sa culture, de son économie qui peut maintenant redémarrer." 
    "Venez investir en Grèce !", a-t-il lancé aux entreprises 
françaises, jugeant que "les entreprises françaises doivent 
pouvoir participer pleinement de cette confiance et de cette 
croissance". 
     
    DÉLÉGATION FRANÇAISE A LA RENTRÉE 
    "Une délégation de chefs d'entreprise sera présente à la 
rentrée prochaine (...) sur tous les secteurs, les transports, 
l'énergie, la défense mais il y en a beaucoup d'autres", a-t-il 
précisé. 
    Manuel Valls a assuré les Grecs du soutien indéfectible de 
la France, dans les discussions européennes comme face à la 
crise migratoire, rappelant l'envoi de personnels et la 
disponibilité de la France pour accueillir 400 réfugiés par mois 
depuis la Grèce, une décision annoncée jeudi.   
    Alexis Tsipras a remercié la France de son aide, dans la 
crise économique et financière comme dans celle des migrants. 
    "J'aimerais remercier du fond du coeur la France pour son 
assistance dans la crise des migrants car c'est la France qui a 
accordé le plus grand nombre de relocalisation de réfugiés 
depuis la Grèce", a-t-il dit. 
    "La France va constituer un exemple pour d'autres 
partenaires qui insistent pour refuser leur participation à ce 
processus de relocalisation", a-t-il ajouté.  
    L'accord trouvé entre la Grèce et ses créanciers 
internationaux la semaine dernière doit permettre de débloquer 
10,3 milliards d'euros. 
    L'Etat grec a besoin de ces fonds pour honorer des échéances 
de prêts du Fonds monétaire international (FMI) en juin et 
d'obligations de la Banque centrale européenne (BCE) en juillet, 
et couvrir des arriérés de paiements en augmentation constante.  
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M940878 le vendredi 3 juin 2016 à 14:04

    les 350 milliards donnés à la Grèce avec l'argent du contribuable ne lui suffisent pas ?

  • benoitdh le vendredi 3 juin 2016 à 14:03

    Irresponsable!La Grèce est le pays du tonneau des Danaîdes et des créances douteuses!