Valls-Royal : la mésentente cordiale

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Manuel Valls et Ségolène Royal, ici en 2011 à La Rochelle.
Manuel Valls et Ségolène Royal, ici en 2011 à La Rochelle.

La scène a déjà été racontée, mais elle mérite de l'être encore tant elle est cocasse. Elle se déroule en 2008, dans les bureaux blancs de Désirs d'avenir (souvenez-vous, l'association qui devait emmener Ségolène Royal vers les sommets grâce aux contributions de ses membres). La dame, donc, a une idée un peu folklorique. Elle l'expose à ses soutiens, réunis autour d'une table. Il y a là François Rebsamen, Jean-Louis Bianco, Manuel Valls et d'autres - que du lourd, en somme. Elle leur dit : "Il faudrait que vous soyez coachés." À l'appui de cette annonce assez déconcertante, elle présente son coach, Serge Simon, ex-rugbyman de haut niveau. Le sang de Valls ne fait même pas un tour. Il refuse. "Si, je le veux", rétorque Ségolène Royal. Le ton monte. "Non, sinon on s'en va, se cabre Valls avant de monter sur ses grands chevaux : Ségolène, tu as autour de la table deux cents ans d'histoire du PS, on n'a pas besoin d'être coachés." Finalement, elle recule. "Elle n'aime pas les rapports de force", jugera Valls quelques semaines après. Assassin On ne sait si les conseils des ministres seront aussi musclés, mais il y a fort à parier que Manuel Valls n'a rien oublié des manières de Ségolène Royal lorsqu'elle était sa chef de file, lors du congrès de Reims du PS, en 2008. Les rôles sont inversés. À lui l'autorité, à elle l'obéissance, si ce mot peut avoir un sens avec elle. Le nouveau Premier ministre le sait : le risque qu'elle tire...

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