Valls provoque le FN à l'extrême

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Manuel Valls à Bologne (Italie), dimanche dernier.
Manuel Valls à Bologne (Italie), dimanche dernier.

France Inter : Ce matin, on va parler du FN que Manuel Valls a fâché. Pourquoi ?

Charlotte Chaffanjon : Manuel Valls a dit qu'ils étaient, je cite, "aux portes du pouvoir". C'était à Bologne, dimanche dernier. En disant ça, il a frappé fort, c'est vrai. À gauche, on lui reproche à voix basse de dramatiser, voire de caricaturer. Au FN par contre, ils avaient de quoi être satisfaits : être au pouvoir, c'est leur objectif finalement. Eh bien, pas du tout, ils étaient furieux. À cette déclaration, Louis Aliot, le vice-président du FN, a rétorqué sur Twitter : "C'est totalement irresponsable et indigne d'un dirigeant français." Un autre vice-président du FN, Florian Philippot, a répondu : "L'extrême nullité est, elle, déjà en plein au coeur du pouvoir M. Valls."

Et pourquoi ça ?

Eh bien, parce que Valls, il a bien choisi ses mots, il a dit "l'extrême droite" est aux portes du pouvoir. Il n'a pas dit "le FN", et encore moins "le Rassemblement bleu marine", vous savez, la version édulcorée du FN de Jean-Marie Le Pen. Et ça, c'est vraiment ce que Marine Le Pen ne peut pas supporter. D'ailleurs, depuis octobre 2013, elle prévient : "J'ai dit que j'envisageais effectivement de saisir la justice parce que le fait d'affubler le FN d'extrême droite [...] est une bavure intellectuelle."

Bon, alors, Manuel Valls, il n'est pas journaliste, c'est peut-être ce qui va le sauver d'une poursuite en justice. Sérieusement, il a raison de...

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