Valls prône le rassemblement d'une gauche émiettée

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LE GOUVERNEMENT FAIT SA RENTRÉE PRÉS DE TOULOUSE
LE GOUVERNEMENT FAIT SA RENTRÉE PRÉS DE TOULOUSE

COLOMIERS, Haute-Garonne (Reuters) - Manuel Valls a placé lundi la rentrée du gouvernement sous le signe du rassemblement et du débat, appelant à surmonter les querelles de la majorité à huit mois d'une élection présidentielle où la gauche part éclatée.

Après l'annulation de l’université d’été du Parti Socialiste prévue à Nantes, le Premier ministre a tenu meeting à Colomiers, près de Toulouse (Haute-Garonne) en présence de quatre membres du gouvernement et du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Intitulé "L'essentiel, c'est la République", la réunion a vu défiler à la tribune Stéphane Le Foll, Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem, venus défendre le quinquennat de François Hollande devant un millier de militants et sympathisants.

Dans un contexte marqué par la polémique sur le "burkini" et les divisions à gauche, où des ténors comme Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont lancé leur candidature pour 2017, Manuel Valls a appelé à s'unir pour préserver une chance de l'emporter.

"Parlons-nous franchement : l'éventualité est très sérieuse qu'il y ait un second tour entre la droite et l'extrême droite", a-t-il déclaré. "Mais moi, je ne vois que la gauche capable de rassembler le camp des républicains. Alors, il va falloir redoubler d'efforts, pour être là, pour être ceux qui rassembleront les Français."

"Face à l'islamisme radical, aux dangers de l'extrême droite, aux tensions (...) nous devons combattre, apporter des solutions fortes. Ne jamais tomber dans la demi-mesure". 

Celui qui reste loyal au président, lequel dira en décembre s'il brigue ou non un second mandat, a défendu les réformes du quinquennat finissant, du tiers-payant à la réforme du collège en passant par le "mariage pour tous".

"Les solutions, c'est la gauche qui les a mises en oeuvre", a dit le Premier ministre.  

"MARIANNE A LE SEIN NU"

Il a ciblé en priorité l'ancien président Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle.

"Une menace considérable", a-t-il dit. "C'est un programme brutal, d'affrontements, qui vise les corps intermédiaires et notre modèle social. Il prend une responsabilité terrible en donnant corps à ce bloc réactionnaire, à ce programme commun entre la droite dure et l’extrême droite".   

Sans aborder directement la polémique sur le "burkini", le Premier ministre a évoqué le thème de la liberté de la femme en France : "Marianne a le sein nu, elle n'est pas voilée parce qu'elle est libre, c'est ça la République".

Sur les dissensions au sein du PS, il a dénoncé "les critiques, les attaques outrancières, parfois intolérables, à l’égard même du chef de l’Etat ! Je mets en garde contre cette surenchère des diviseurs qui n’ont qu’un seul objectif : punir la gauche de gouvernement", a-t-il déclaré à l'adresse des anciens ministres Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Cécile Duflot, très sévères avec le président. 

"Les Français nous attendent avant tout sur un projet, une vision", a conclu Manuel Valls, qui s'est présenté en "Premier ministre libre" doublé d'un "militant libre".

"Mais nous avons besoin d’inventer, de parler librement aux Français, d’ouvrir de nouvelles voies. Sans jamais fuir les débats, sans occulter des sujets, même si parfois, la gauche est mal à l’aise avec certains", a-t-il souligné.

Au chapitre européen, le Premier ministre a demandé à son camp de réclamer l'assouplissement du Pacte de stabilité", qui prévoit notamment que le déficit public d'un Etat soit inférieur à 3% de son PIB.

"La gauche européenne, social-démocrate, doit se faire entendre davantage sur la relance économique, sur l'assouplissement des règles du Pacte de stabilité, pour lutter contre le dumping social et la fuite fiscale, sur le dossier des travailleurs détachés", a-t-il déclaré.

François Hollande s'est vu reprocher de ne pas avoir réorienté les règles budgétaires de l'Europe comme il l'avait promis pendant sa campagne en 2012, acceptant baisses de dépenses publiques et hausses d'impôt pour réduire le déficit.

(Julie Rimbert, édité par Elizabeth Pineau)

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  • gl060670 il y a 3 mois

    après le social, l'assistanat et le syndicalisme destructeur, vivement 2017 place à des valeurs plus valorisantes comme le travail, la sueur et l'amour propre.